Egyptiennes et Grecques. 159
viendra presque jamais à bout par les instructionsdes livres.
Le mercure dissolvant n’efl point mercure desPhilosophes avant fa préparation, mais feule-ment après , Lc il est le commencement de laMédecine du troisième ordre. Voyez ce qu onentend par ces Médecines, dans le Dictionnairec i-joint.
Cex qui à la place de ce mercure employentpour l’ceuvre Philosophique le mercure naturel,«u sublimé, ou en poudre calcinée, ou précipi-te se trompent lourdement.
Le mercure dissolvant est un élément de latrre, dans lequel il faut semer le grain de Tor.H corrompt le Soleil, le putréfie, le résout enmercure, & le rend volatil, & semblable à lui-meme. II se change en Soleil &. Lune, & de-Vtent comme les mercures des métaux. II tireau dehors les âmes des corps, les enleve & lesCuir. C'est ce qui a donné lieu aux anciens Sa-ges , de dire que le Dieu Mercure tirait les âmesdes corps vivans & les conduisoit au Royaumede Pluton. Cfest pourquoi Homere nomme très-fouvent mercure A'p'ytiçlvkf, Arglcida.
Le mercure dissolvant ne doit pas être sec ,car ssil est tel tous les Philosophes nous assurentqu il ne fera pas propre à la dissolution. II fautdonc prendre une semence féminine en formesemblable & prochaine à celle des métaux. L artle rend menstrue des métaux 5 & par les opéra-tions de la premiere médecine, ou de fa prépa-ration imparfaite, il passe par toutes les qualitésmétaux jusqssà celles du Soleil. Le soufre