LZo Fables
,, choses, maîtresse des élémens: le commence-7 > ment des íìecles, la souveraine-des Dieux, laReine des Manès, la premiere des naturescélestes, la face uniforme des Dieux & des„ Déesses j ctest moi qui gouverne la sublimité» lumineuse des cieux, les vents salutaires des„ mers, le silence lugubre des enfers. Ma divi-„ nité unique est honorée par tout l’Univers,s, mais fous différentes formes, sous divers noms?
„ & par différentes cérémonies. Les Phrygiens j„ les premiers nés des hommes nriappellent la !,, Pessinontienne meredesDieux : les Athéniens, |Minerve Çécropienne ; ceux de Cypre, Vénus ;m Paphienne ; ceux de Crete, Diane Dictyune ;
,) les Siciliens qui parlent trois langues, Pro-s, serpine Stygienne; les Eléusiniens, l’anciennes, Déesse , Cerès j d'autres , Junon ; d'autres, Bel'
-, lone, quelques-uns Hécaté; quelques autres» Rhamnusie. Mais les Egyptiens qui sont iflf-truits de l’ancienne doctrine , m'honorent 1s- avec des cérémonies qui me font propres & I?? convenables, & m’appellent de mon vérita--1 ble nom, la Reine Isis. «
Isis éroit plus connue fous son propre non 1dans les pays hors de l’Egypte, que ne l’étotfOsiris, parce qu on la regardoir comme la mer® |
& la nature des choses. Ce sentiment univers |suroît dû faire ouvrir les yeux à ceux qui la re-gardent comme une véritable Reine d'Egyp te >
& qui prétendent en conséquence adapter s° sthistoire feinte à Thistoire réelle des Rois de ce
Í iays-là. Les Prêtres d’Egypte comptoient, suiva° cé témoignage ds Diodpre , vingt mille ans d e '