Egyptiennes et Grecques. 423
fiderée comme une fable pure, qui paraîtra ridi-cule à tout homme de bon sens, dès qu’il nel expliquera pas conformément à la Chymie Her-métique. Quelle idée en effet de suivre un Bœufde différentes couleurs, de bâtir une ville où ce&oeuf s'arrête, d'envoyer ses compagnons à unefontaine, qui y sortt dévorés par un horribledragon , 61s de Typhon & d'Echidna ; lequeldragon est ensuite tué par Cadmus, qui lui ar-rache les dents, les seme dans un champ commevn seme du grain, d'où naissent des hommes,S[ui attaquent Cadmus ; & qui enfin à l'occasiond’une pierre jettée entr'eux, se détruisent les uns8c les autres fans qu'il en reste un seul ? NousProuverons dans la fuite de cet ouvrage, quecette histoire est une allégorie suivie de tout cerpti se passe dans le cours des opérations de l’ceu-Vre Philosophique.
M. l’Abbé Banier (a) dit que Cadmus portaCn Grece les mystères de Bacchus & d'Osiris.f-a Fable nous apprend cependant que Bacchusdtoit petit-fils de Cadmus. II est vrai que ce My-rhologue introduit un autre Bacchus fils de Sé-mélé, afin d'ajuster son histoire; mais fur quelfondement ? Est-il permis d’introduire ainfi deson propre chef des personnages nouveaux pourj* 6 tirer d’embarras ? Orphée en transportant dans
Grece les Fables Egyptiennes les habilla à laGrecque, & supposa un Denis, qui ne diffèrePoint de l’OUris des Egyptiens, & du Bacchusdes Latins : mais ce Denis ou Ofíris étoit célébré
(«) Mythol. T. I. p. 67. 8í T , II. p. 261.
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