Egyptiennes et Grecques. 431
j^omere pour donner un air de vraisemblance àfiction , a introduit des noms de villes & dePeupl es existans , on est obligé d'avouer qu'on ne^°nnoît Ithaque j les Cimmériens, l’Iíle de Ca-vpío, & beaucoup d^autres choses, que dans lesj^Vrages. Où vit-on jamais les Arimaspes, les^Jedons , les Hyperboréens , les Acéphales, &c..lais on convient que les Fables tirent leur ori-§*ne d’Egypte & de la Phénicie ; c'est donc par» e Hes qui se débitoient dans ces pays-là, qu’il^t juger des autres, au moins des plus an-Cle nnes.
Je ne pense pas trouver des contradicteurs íurCet article j mais conviendra-t-on avec moi queles monumens dont j’ai parlé soient une preuve^vaincante que F Art Hermétique étoit connu^ pratiqué chez les Egyptiens ? Les Sçavans,Inique peu d "accord qu’ils soient entr’eux, ont^fifié par leurs ouvrages le préjugé, qui a pris^fiance dans le récit des anciens Historiens.i ^ a cru qu’étant plus près que nous ne le som-^ 5 S de ces tems obscurs, on ne pouvoir mieux^’ re que de suivre le chemin qulls nous ontc ^ Q é 3 persuadés qu’ils étoient au fait de toutj. On sçavoit cependant, Sc ces Anciens le,j . e °t eux-mêmes, que les Prêtres d’Egypte gar-jj° Ie nt un secret inviolable sur la véritable figni-r^fion de leurs Hiéroglyphes ; mais on a pas^ctlez de réflexions là-destus. II s’agiroit doncdépouiller tout préjugé à cet égard ; d’exa-l es choses fans prévention, & de cotn-^j er les explications que les Antiquaires ou lesydt.ologues gnt donné des Hiéroglyphes & des