Egyptiennes et Grecques. '4$$
dans l’iliacle ; aussi étoient-ils fils l’un de Thétysfille de Nérée, l’autre d’Oris fille du fleuve Eu-r °tas, c’efl-à-dire, de l’eau. La preuve que cesdeux Poètes avaient la même idée de ces Héros,qu’Apollonius fait aussi venir Thétys, poursauver les Argonautes des écueils de Scylla 8c deCarybde, à cause de son mari Pelée qui se trou-Voit parmi eux.
La maniéré dont ce Poète raconte l’évenemencde la motte de terre, prouve clairement à ceuxqui ont lu avec attention les explications précé-dentes , que c’efl une allégorie toute pure de ce9ui se passe dans l’œuvre depuis la dissolution dela matière jusqu’à ce qu'elle redevient terre, 8equ’elle prend la couleur blanche. Les Argonautesef ant dans Hile d’Anaphé Tune des Sporades ,^uifine de celle de Thera, Euphême se ressouvintd un songe qu’il avoir eu la nuit d’après Ten-tr evûe du Triton , 8c d’Eurypile, qui lui, avoirc °nfié la motte de terre, 8c le raconta à Jason ,dc aux autres Argonautes. II avoir vu en songequdl tenoit la motte de terre dans ses bras, &qu’il voyoit couler de son sein sur elle, quantitéde goûtes de lait, qui à mesure qu’elles la dé-J r eirjpoient, lui faisoient prendre insenfiblement* sorme d’nne jeune fille fort aimable. II en étoicdevenu amoureux aussitôt qu’elle lui parût par-ité, 8c n’avoit eu aucune peine à la faire con-e utir à ce qu’il vouloir ; mais il s’étoit repentir*ns le moment d’un commerce qu’il croyoitlr, eestueux. La fille l’avoit rassuré en lui disant3^ il n’étoit pas son pere ; qu’elle étoit fille duA tison 8c de la Libye; & qn’elle seroit un joue
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