Egyptiennes et Grecques, çor
®u des sœurs nommées Hefpérides, qui culti-v oient de beaux fruits, ou qui prévoient foin debelles Brebis, & qu’Hercule en emporta ou enemmena dans la Grece. Ce peu de chose ne seroitsterne pas fans difficulté j il s'agiroit alors desavoir íî le fils d’Alcmene fut jamais en Mauri-ta nie ; s'il vivoit du tems d'Atlas, & même ítAtlas vivoit du tems de Busiris. Chaque articledemanderait encore une dissertation , d'où Bontte conclurait rien de plus certain.
En admettant pour un moment que ces pom-mes d'or fussent des fruits , les Savans auffi in-certains fur leur efpece que fur le lieu où ilsctoissoient, ont élevé de grandes contestationsditr'eux. Budée (a) prétend que ce font des coins jSaumaife & Spanheim, que c’étoit des oranges,de plulîeurs Sçavans , que c’étoit des citrons.Ee premier fonde son opinion fur le terme de, qui veut dire pommes d'or , nom qui acté souvent donné aux coins. Mais ce nom neprouve pas plus pour les coins que pour les oran-ges & les citrons, qui ont auffi la couleur d’or;dc ceux qui font pour ces derniers fruits, s'ap-Puyent de la même preuve ; ils y en ajoutentQuelques autres auffi peu solides, c’est pourquoiI e ne les rapporterai pas. Et (Bailleurs ces fruitset oient-ils donc íì rare qu'il fallut les conSer à lagarde d'un Dragon monstrueux? II est surprenant^Ue Paléphate, & ceux qui ont adopté son opi-^ton, fe soient avisés d'une explication fi. peuNaturelle. L'équivoque du terme ne fçauroiç
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(«) Comment, fur Théophf,