Egyptiennes et Grecques. 54;
î AbbéBanier (u) a bien senti lui-même que descornes, & qui plus est des cornes d’or donnéesà une Biche j qui n’en porte d’aucune espece,formoient une circonstance qui rend Thistoire auVoms allégorique, & que les pieds d’airain de-nient faire allusion k quelque chose, mais il a^apporté simplement le sait dés cornes fans ydonner aucune explication, quelqu’envie qusiíe ut de donner cette fiction peur une histoire vé-ritable. II auroit bien fait de se taire aussi surles pieds d’airain. „ Hercule, dit-il, ayant pour-,} suivi pendant un an une Biche qssEurysthée,J lui avoit ordonné de lui amener en vie, on" publia dans la suite qu’elle avoit les pieds d'ai-33 rain ; expression figurée, qui marquoit la vî-35 tesse avec laquelle elle couroit. « Le LecteurPçnfera-t-il avec ce Mythologue que des piedsd airain font très-propres à donner de la légèreté;i un animal & à augmenter fa vitesse ? pour moi,^ je voulois expliquer cette fable dans le syctêmède ce Sçavant, j’aurois supposé au contraire, que* Auteur de cette fiction avoit feint ces pieds ssai-r ain pour rendre le fait plus croyable; non pas^uant aux pieds d'aitain en eux mêmes, maisP°ur donner à entendre figurativement, que cette■ssche étoit d’une nature beaucoup plus pesantet[ue les Biches ne le font communément, parDissèquent bien moins légere à la course, & plus‘ Xc ile à être prise par un homme qui la poursui-vit.
Mais cette difficulté levée, il reste encore celle
i a ) T. m, p. 27$.■Á - Parue ,
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