a l’Eau Forte et au Burin.en bouillonnant des petits trous lesquels on ne voiepresque pas , & si l’on n’y prenoit garde lorsquel’Eau forte feroit son opération sur l’ouvrage quel’on auroit fait, elle la feroit auísi en même temsfur ces petits trous.
REMARQUE.
La maniéré d’appliquer & d’étendre ie Vernisfur la planche avec la paume de la main , est su-jette a plusieurs inconveniens , comme M. Boflel’a fort bien remarqué : car outre l’incommodité dese brûler la main dans cette opération , ce qu’onne peut guéres éviter : il arrive encore souventque la main devient suante, & que cette sueur oc-casionne de petits trous imperceptibles dans leVernis, de façon que quand on vient à faire mor-dre la planche , l’Eau forte entre dans ces trous &y fait des saletés fur le cuivre en plusieurs endroits.Pour donc éviter ces accidens , il faut étendrele Vernis avec un petit tampon de taffetas neufrempli de cotton, comme on a coutume de faireau Vernis mol.
A l’égard de la façon de noircir le Vernis , elleest la même que celle que M. Boise enseigne , ex-cepté qu’au lieu d’une chandelle , il vaut mieux seservir d’un bout de flambeau, ou d’une bougiejaune pliée en deux ou en quatre , pour faire unefumée plus épaisse : & au lieu de tenir la planche enl’air avec la main, ce qui est fort embarrassant lors-que le cuivre est grand, & fait qu’on fe brûlesouvent la main quand le cuivre est petit, on se sertd’un ou de-plusieurs petits étaux pour le tenir pluscommodément. On peut voir ce que nous dironsace sujet à l’article du Vernis mol, cette opéra-