58 Mantere de graverun papier fin verni avec du vernis de Venise biensec & transparent , on marque sur ce papier lestraits de l’original qu’on voit au travers , avec uncrayon de sanguine , & l'on calque ensuite ces mê-mes traits fur la planche vernie en mettant entredeux un papier blanc dont le côté qui regarde lecuivre est rougi avec de la sanguine , de sorte qu’enpassant une pointe à calquer sur tous ces traits, ilsse marquent à mesure en rouge sur le vernis. Celase pratique de même qu’au vernis dur, excepté qu’ilne faut pas tant appuyer , parce que cela feroit at-tacher le papier rougi au vernis , & pourroit le gâ-ter. On peut aussi frotter ce papier avec de la minede plomb au lieu de sanguine , & les traits qu’ellefera fur le vernis paraîtront blancs.
Maniéré de contr èpreuver le trait sur le cui-vre verni.
A Près avoir pris le trait en papier verni commenous venons de le dire avec de la sanguinetrès-tendre , ou bien avec une encre rouge fait&dela sanguine délayée dans de l’eau , on prend un pa- |pier blanc de même grandeur que le trait & trem- :pé de la veille comme pour imprimer une estampe,& l’on mouille ce trait par derrière avec une épon-ge un peu humectée , prenant garde qu’il n’aillspoint d’eau fur le côté dessiné , ce qui empêcheroitle crayon de contr’épreuver. Le trait étant ainsihumecté, l’on prend un cuivre au moins aussi grandque ce trait, afin qu’en le posant dessus, le papierne déborde pas. On place ce cuivre à plat fur latable de la presse &. l’on a foin de le couvrir d’un