ïo8 MAN IERE DE GR AVERhauteurs & cavités des muscles , qu’ils n’entendentpas, parce qu’ils ne fçavent point assez dessiner,
Dupoil, des cheveux, & de la barbe .
On doit commencer par faire le tour des princi-pales touches , puis ébaucher les principales om-bres , laissant de grands jours, d’autant qu’en ache-vant l’on couvre si l’on veut jusqu’à l’extrémité. IIfaut que-cette maniéré d’ébaucher soit comme né-gligée , c’est-à-dire , faite avec peu de traits, &même qu’ils soient inégaux entr’eux , pour avoirlieu en finissant d’y mêler dans les vuides qui pro-viendront de ces inégalités, quelques traits plusdéliés, Cette maniéré me semble moins feche,cardes poils si comptés font durs : l’on en doit fairel’effet d’une taille autant qu’il fera possible , princi-palement quand les Figures ne font pas bien gran-des ; c’est pourquoi il ne faut point fe lasser de ren-trer tant qu’ils ayent la force nécessaire : & fi f 01 }vouloir couler quelques secondes tailles du cotedes ombres, pour mêler & donner plus d’unionavec la chair, il faut qu’elles soient fort déliées.
De la Sculpture.
Si l’on veut représenter de la sculpture , l’on nedoit jamais faire l’ouvrage fort noir , parce quecomme ces ouvrages font ordinairement conflru' tsde pierre ou de marbre blanc, la couleur réfléchi 1 'fant de tous côtés ne produit pas dés bruns comm een d’autres matières. II ne faut pas mettre depo> nt5blancs dans la prunelle des yeux des Figures,com® esi c’étoit d’après de la peinture,ni représenter les cnveux & la barbe comme le naturel, qui fait vo ir ú