5 8 La Mechantque du feu.
peré qui change continuellement, telque celui que nous tirons de dehorspar cette machine ; c’est même le seulqui soit propre en hy ver, ou du moinsle plus propre pour entretenir la san-té ; l’experience nous le sera assezconnoître pour peu que nous y vou-lions faire attention , & le raisonne-ment nous le démontre: car outreque cette maniéré de l’échauffer, &de le temperer, en le faiíànt passerpar les cavités de ces cheminées, lepurifie, & le rend plus sein ; il est cer-tain que l’air froid nous ôte de cettechaleur, dont nous avons pourtantabsolument besoin pour vivre, &que ses parties, ou du moins les par-ties aqueuses dont il est mêlé, étantpour lors plusieurs jointes ensemble
6 peu flexibles, si nous avons assezde chaleur pour leur en donner beau-coup, elles peuvent par leur mouvezment déranger & rompre les fibres denotre corps, & fur toutdes poumonsoù l’air entre continuellement, &nous causer ainsi plusieurs maladies.Nous voyons souvent dans les fleursle triste effet de l’agitation de ces par-