—
*—————— bn
Des forces mouuantes. 8 90
meſme temps que ladite vis sabaiſſe vn pouce,& par toutes les raiſons precedentes ſi lon
multiplie 264. par 50. liures, qui eſt viron la force que lhomme aura en pouſſant larbre
144018
E. D. ainſi ces nombres produiront 13200.liures, tellement que ſi lon met ledit pois deſ-ſus la preſſe, elle aura la meſme force, comme eſtant preſſee auec larbre,& force de ʒo. li-ures, qui ſera la meſme proportion commesily auoit vn Jeuier ou fleau graduẽ de 264.pouces d' vn coſtè,& vn pouce de lautre,& qu il V eut 50.liures peſant, pendues au boutdudit leuier marquè B. il eſt certain que ſuluant le treſieſme theoreſme, le bout A. au-ra la force de leuer 13200. liures, qui eſt la meſme force que la preſſe abaiſſe.
RO BLE SME PREMIER.
Pour faire eoleuer beau par le courant d une riuiere, Eq la force
de la pompe.
Es rx ſuiuante machine vulgairement dite pompe, eſt apelleede Vi-truve& de Herone Machine Steſibique, retenant le nom de linuen-e teur dicelle, qui fut Steſibie Alexandrin, ie monſtreray trois moyens
S pour ſe ſeruir à eſleuer eau par ceſte machine, le premier ſera par lee Courant d'yvne riuiere(comme la ſuiuante figure demonſtre) ou ily a% vue roue a eau,& àchacun bout de larbre de ladite roues il y aura v-ne manneuelle de cuiure forte,& baſtante pour ſouſte nir la force&peſanteur de ladite roue,& ſi ladite roue à dix pieds de large,& douze pieds de diame-tre leſdites manneuelles auront au moins quatre pouces e quarrè,& feront arrondiesau millieu aux places marquees A.& ſoit auſſi deux pieces de bois nommees leuiersmarquees par les lettres B.& C. aiuſtees dans les bras deſdites manneuelles, leſquel-les quand la roue tournera, vn ſe leuera& autre S abaiſſera,& leſdits leuiers ſerontauſſi aiuſtez dans les deux bras ou brancars marquez D. E. leſquels en hauſſant feronthauſſer les ſeaux, ou ſoupapes des pompes alternatiuement,& ainſi beau monteradans le vaiſſeau F.& de là on la pourra conduire ou lon voudra, quand à la hauteur
quelle doit monter, ie ſuis d auis quil ne la faut contraindre à monter plus de trente.„— 7 9 0pieds de haut auec vne ſeule pompe, comme ſera enſeignè au ſuiuant Probleſme, le
gros tuyau G. eſt le lieu ou la ſoupape eſt enſerree, qui ſouſtient feau, quand les ſeauxou ſoupapes des pompes ne la hauſſe point, la figure auec la pratique ordinaire que lona des pompes, donnera facile intelligence de ceſte Machine,& ſi le courant de la ri-uiere eſt fort,& que lon deſire auoir quantitè d'eau, lon fera le diametre du dedansdes barils de dix ou douze pouces,;& que leſdits barils ayent huit ou neuf pieds dehaut,& faut pour bien faire que les ſeaux hauſent& baiſſent quatre pieds,& quand ilsſont en leur plus grande hauteur, qu'ils ayent auſſi quatre pieds d eau au deſſus, à cellefin que accident dont a eſtè parlè au neufieſme Iheoreſme maduienne, car ſi leau n'e-ſtoit haute aſſez entre la ſuperficie du baril& le ſeau, il eſt certain que Pair paſſeroit àtrauers de leau par bouillons,& rendroit la machine inutille,& ſpeciallement quand
on la force de monter au deſſus de quinze ou vingt pieds, ceſt pourquoy lon prendra
bien garde que ceſt accident n'aduienne, la proportion auſſi des tuyaux M. N. O. ſe-ront de quatre pouces en diametre, ſi les barils en ont douze,& ſi leſdlits barils ſontplus petits, leſdits tuyaux ſeront à laduenant auſſi plus petits, il ſe fait Vne autre ſortede pompe appellee renuerſee de laquelle le baril eſt dans leau de la 85 le ſeaueſt
mis
—