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Traité de l’Exploitation
par exemple, de deux cents pieds de profondeur, on voitl’arrangemenc de la roche insensiblement se rétablir dansle premier ordre qu’on l'a observé , ou se changer dansun autre. Dans le premier cas, on a coutume de dire quela roche se remet; Lc dans le second, qu’elle se détourne.
Quant aux petites parties composant le rocher généraldont nous venons de parler, l’observation constante desMineurs Allemands les leur a toujours montrées fous deuxdispositions générales , en couches minces ou feuilletsappliqués les uns contre les autres, selon des lignes plusou moins obliques, fous lejiom d 'ubergesei\t , 6c en feuil-lets ou couches appliqués les uns fur les autres, allantselon des lignes qui approchent plus ou moins de l’hori-zontale, nommés ausgeset\t. II est vrai qu’il y a des partiesde roches dans lesquelles on ne peut pas remarquer siexactement ces deux distinctions ; il y en a même où lescouches font tellement confondues les unes avec les autres,qu’elles semblent former un tout continu. Cependant,quand on observe ces parties de près, on apperçoit desfeuillets; & toute la différence qu’on y trouve, c’est qu’ilsfont plus serrés les uns contre les autres.
C’est donc d’après ces caractères, & d’après ceux quiont été expliqués précédemment, qu’on peut reconnaîtreles roches primitives ou roches à filons; ëc à ceux-ci nousajouterons encore, ce qui n'est pas moins important, l’étathumide où font toutes ces roches, Tout le rocher de notreglobe, dit un excellent Auteur Allemand, est pénétréentièrement d’eau, ôc humecté plus ou moins partout.Nous trouvons , ajoute-t-il , dans les plus grandes