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M I N E. S. I. P A R T I E.
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On ne peut pas nier à la vérité que cette méthode n’eutde grands avantages, íì elle était établie aussi solidementque les Allemands le prétendent ; car il serait facile,même sans boussole, pourvu qu’on connût bien les quatrepoints cardinaux du monde dans le lieu où l’on ferait, deconnaître la marche d’un filon sur-le-champ. Par-1 à, bail-leurs , la mémoire se trouverait soulagée, puisque le nomporte avec lui ridée de la disposition & de l’état dufilon. Ce n’est pas tout : comme on prétend que ces filonsfont les principaux que la Nature offre, & que par consé-quent ce sont ceux sur lesquels on peut le plus se fonder pourtrouver en abondance des mines ou des minéraux , on voitd un coup d’œil ce qu’on pourrait espérer , lorsqu’on trou-verait quelques-uns de ces filons, ou Joríqu’on n’en trou-verait pas; aussi quelques-uns ont-ils ajouté à la dénomi-nation dé ces filons celle de nobles , & ont appellé ignoblesceux qui n’étaient ni l’un ni l’autre de ces filons.
Cesquatre principaux filons peuvent se trouver, commeils se trouvent effectivement, dans un même lieu ou mon-tagne. C’eít pourquoiil est néceíïaire de connaître la maniérédont ils passent l’un sur l’autre : c’est ce que nous représen-tons fur la planche deuxieme, d’après Auguste Beyer, eníònTraitéde Géométrie souterraine. Cette planche supposela coupe horizontale d’une montagne : on y a marqué lesquatre cotés du monde ; de forte qu’avec la dénominationde ces filons , on peut aisément les reconnaître : ôc commel’Auteur prétendait expliquer en même temps de quel côtéles filons se penchaient, il y a joint les noms de chevet ôcde couverture, pour désigner ce penchant.
Fij
Planche deaxieme*