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Traité de l’Exploitation
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Dans l’une êc l’autre circonstance, on a foin de multi-plier à propos les puits ôc les galeries pour la circulationde l’air. Dans le premier cas, par exemple, lorfqu’on estparvenu au point où l’on manque d’air, ou plutôt quandon commence à sentir le besoin d’établir un courant d’air,on marque i’endroit où l’on est géométriquement, Sc l’onva reconnaître ce point sur la montagne. On fait auíîì-tôtun puits fur ce point, ou l’on pousse en galerie, selon lahauteur èí la situation.
II est inutile d’avertir qu’il se rencontre différentes cir-constances qu’on ne peut pas prévoir, 6c qui doivent déter-miner le Mineur intelligent, lorsqu’il les rencontre, àprendre le parti le plus avantageux ôc le plus expéditif.
II ne me reste maintenant, pour terminer ce paragraphe,’qu’à parler de ce qu’on appelle l’échancrage, ou la rainuredu filon. C’est un travail qu’on fait entre la roche 6c lefilon à dessein de bien distinguer ce qui appartient à l’ùnôc à l’autre, ou pour mieux dire, à dessein de ne rienperdre du filon. Conséquemment il est aisé de comprendreque ce travail n’a lieu que dans les cas où le filon est trèssolide 6cbien joint à la roche. Malgré cela, il n’est paspratiqué par-tout, pareeque, outre qu’il est pénible &dangereux, à cause de la poussière qui s’y produit, Lc quiendommage fort la poitrine des ouvriers, quelques-unstrouvent plus expéditif de faire sauter la gangue avec dela poudre dans le centre même du filon, ôc de détacherensuite les parties qui peuvent rester adhérentes à la roche,comme nous le verrons ci-après. Cette opération n’estpoint pratiquée ordinairement des deux côtés du filon ,