des Mines. II. Partie. 107
également bien dans ces puits; mais elles font extrêmementpénibles à monter, tant par rapport à leur position per-pendiculaire , qu’au grand nombre d’échelles qui se suc-cèdent les unes aux autres fans qu’on trouve aucune placede repos. II m’est aussi arrivé de descendre dans quelquesmines de chyte, d’alun ou de fer, dans une corbeille ,ayant un pied feulement dans la corbeille, le corps droitLc parallèle à la corde; mais ce voyage est encore pluspénible 6c plus dangereux.
Souvent les puits de descente se ferment en haut avecdes portes, tant pour empêcher que rienn’y tombe pendantque quelqu’un y descend, que pour empêcher dans l’hiverVentrée d’un air froid.
On entoure en général l’embouchurc des puits de tirageavec un balcon composé de perches posées horizontale-ment, qui vont s’attacher k chaque coin à des bouts depiliers plantés à cet effet, auxquels on cloue aussi desplanches. Ce balcon est absolument nécessaire sur les puitsoù l’on fait le tirage par un baritel : car par là les ouvriersont un point d’appui pour prendre les seaux lorsqu’ils sontmontés, 6c pour les tirer à eux ; ce qu’autrement ils nepourraient faire fans risquer de se précipiter dans le puits.