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Traité de l’Exploitation
échancrures : le touc est bien chevillé; en forte qu’on apar cette construction l’aubage le plus fort &. le plus solideque l'on puistc faire.
En B, on voit la forme intérieure de la roue; vers{s) font les jointures des pieces de parois. Les pales ontdix-huit pouces de hauteur; elles font épaisses d’un pouce6c demi, èc s’enchâssent exactement dans les deux parois,en entrant dans les entailles marquées fur la figure E.Mais comme ces roues font quelquefois très larges, dans.la crainte que les pales ne plient par l’essort de l’eau, onles appuie l’une à l’autre , comme on le voit dans leurcentre, par des traverses (k) qui portent des deux côtésfur des plaques de bois ; le tout est maintenu par des che-villes de fer.
Comme ces roues n’ont point de fond, il faut que lespales soient fortement assujetties dans les parois; auífi sefont-elles avec des crampons de fer.
REMARQUE.
Les roues en général vont par deux esters , par le poidsLc par le choc de l’eau. Quant aux roues à eau supérieure ,il ne faut pas que l’eau tombe trop perpendiculairementfur elles; car alors elle pourroit fe distribuer fur les deuxcôtés de la roue, ôc troubler son mouvement dans ladirection qu’elle doit prendre. Indépendamment de cela ,l’eau tombant de haut par une ligne perpendiculaire, sedivise plus aisément, &c perd, en fe mêlant avec l'air, unepartie de fa force : au contraire , il faut qu’elle tombepresque horizontalement, & que son canal avance d’unpied au-delà du point le plus haut de la roue, afinque leseaux tombent par une ligne oblique fur deux ou trois
augets.