PREFACE.
ejusdem civitatis incola,majorem eorum qua riences pour rexecutén Ce n 4 est tou»
mihi defuerunt notitia partem, ab illis li- tcsfois pas à iuy ieui, que je suis rede-
beraliter obtinui. Eorum enim uterque, dum vable dans ce païs-lâ , d’autant que la
in vivis essent , tam perfetf 'e artis scientiam communication que j’y eus avec les
praximque callebat , ut nullus esset in Eu- S rs Marotti ÔC Faucher, 1’un bour-
ropa , qui illorum peritiam dexterit atem- geois, 6c 1 autre habitant de la ville de
que operando adaquare valuerit ; potestque Marseille , m’a encore procuré ia meil-
verè diei de D Vaucher, de ipso nominatim leure partie des connoissances quim’é-
& diftinEle loquendo,omnibus se torno exer- toient nécessaires pour faire réussir mon
centibue palmam prartpuistse, nullum ìn mun - entreprise. En effet ces deux personnes
do hâc artis peritiâ ipsi parem extitisse. se sont aquis avec tant de perfection
l’usage Le la pratique du tour,qu’il n’y enagueres dans fEurope qui puisse égaler leur addresse ôdeur subtilité dans i’exer-cice de cet art. On peut même dire avec distinction , parlant du sieur Faucher*qu’il merite à juste titre le nom de Tourneur incomparable , ne se trouvant pasdans le monde son égal pour la beauté 6c la délicatesse de ses ouvrages , qui fonten divers endroits l’ornement des cabinets des Princes , 6c font considérez com-me inimitables.
Quamvis autem eaqua exiliis quatuorcirca torni usum expertissimis virk documen-ta perceperam , sufficere videbantur ut con-ceptum opus aggrederer 5 mea tamen eo usquecuriositas adegit, ut in variis itineribusqua per diversas Europa regiones vel ex offi-cij necessitate , vel naturali animi propen -sone suscepi, non desiterim semper inqui-rere an essent his in locis qui hujus artisperitia nomen famâmque comparassent , nevero sermonis prolixitas creet forsam le-is ori fastidium , cogor hic silentio praterireaccepta circa hac benescia ab innumeris inhac arte peritis , q uos in omnibus fere Eu-ropa regionibus illius artiscio addici os ejjecognovi. Mente tamen numquam excidere po-terit quantum hac in re devincior lllustrijfi-mis ornatijfimisque viris D. D. de Clotomont& Abbati Forcet de la Guiche , quos Paridisme nojse contigit , & quorum ultimum juremerito celebrare possum inter eos quibus &cura & studio & torni usus , omniumstoler-tijjìmum subtil iffimtimque non solum quan-tum ad lepide opera torno effingenda , sedetiam ad instrumenta machinasque excogi-tandas , quibus artis usus facilis cultoribusefficiatur : Ipse enim , ut mechanicarum pe-ritiâ pracipue excellit, ita & earum ope idomne quod ad torni PerfeEtionem & elegan-tiam laborisque levamen ascisci optariquepotest , invenit. Quod ex amica volunta-te suorum me participem inventorum essevoluerit condignas ipfi gratias rependerenon possum. Multum adhuc debeo D. deMaubois Regio tornat ori qui ob artis hujusexcellentiam , inter eos, qui eam profitenturprimum locum tenere dici potest , & torna-torum maximus appellari . Alii vero supe-riores duo toreu - cephili , ingeniosi subti -
Mais bienque tout ce que j avóis ainsireçu de la générosité de ces quatre Mes-sieurs , joint aux leçons que m’avoiedonnées autrefois mon pere > qui s’estfait durant fa vie un honnête plaisirde l’ufage du tour , semblât devoir suf-fire pour entreprendre le traité que jeinétois proposé , je ne laissa y pas néan-moins de pousser plus loin ma curiosi-té, Car en plusieurs voyages que mondevoir , mes emplois , ou mon inclina-tion m’ont fait faire en diverse* partiesde l’Europe, je me fuis informé de ceuxqui pou voient s’être acquis quelque ré-putation dans cet art. Je me trouve obli-gé pour n’être pas ennuyeux de passerici fous silence les obligations que j'ayà cet égard à une infinité d’habilesgens , que j’ay vu fe plaire à l’exercicedu tour prestpfen tous les Royaumes 6cles Etats de fEurope. Je ne puis néan-moins oublier celle que j ay â Mrs. deClotomont 6c à Mr. l’Abbé Foreet de laGuiche, que j’ay eu le bonheur de con-noître à Paris, 5c lequel je dois dire fansflatterie être le plus adroit , 6c le plusingénieux, non seulement pour tourneragréablement > mais encor pour inven-ter toutes fortes d’instrumens 6c de ma-chines propres à rendre cet art facile àceux quis’y exercent > II est tres-expertêc fçavant en tout ee qui concerne lesmechaniques. qui lu y ont aidé à trou-ver tout ce qu’on peut désirer pour au-gmenter la perfection 8c Tagrémenc decet art , 6c en diminuer la peine.. Je nefçaurois assez luy témoigner le ressen-timent §C la reconnoissance qui me re-ste , de la bonté qu’il a eúé de me faire
s ij pare