Ch a p. IV.Com.il fauttourn.lefer,&c,
tes , aut eorum aciem obtundentes. Vndetale ferrum , quia fere intractabile , le-prosum apud opifices habetur & dicitur .
Cum ergo ferrum exquisitum proba-tum, scilicet ad opera conficienda congruum ,tenueris , apud ustrinam ferrariam benemalleandum Ò 1 incudendum curabis ; ut quemollius , efi ad tornandum aptius evadat ,adhibendus e ligno conscitus , -ro-rlapidem aut è fodinis extractus ;ferrum etenim facile comburit , sulfure suoipsum exasperat , ipfiumque indomitum &fragile proflat. Si vero in incudendofissuris dissectum apareat ferrum , argillaejt induendum , & ad ufrinst ignem appo-nendum ; cumque maxime candens fuerit ,malleolo prius leniter tractato colligan-dum & uniendum 5 at tam bene colliga-tum jam fuerit , tum violentius eodemmalleolo percutiendum-
i^yixis jam perse ile procusus , & proto-type conformis effectus , ad ignem sed len-tum iterum efl immittendus , fip cum can-dens falius fuerit , super carbones relin-quendus , donec penitus extinffis , con-ceptum calorem tandem paulattm deponat .Poterit etiam ferrum ( ut apud quosdam opi-ficesanimadverti ) ut melius emolliatur,ar-gilla indui ( veluti ciim multa fimul in-duranda sunt ferramenta ) ó" super car-bones excandefaciam intra eamdem argil-lam donec tandem friges at , relinquitt^Axi jam ritè apud ufirinam fabrefa-cto, superes ut ad tornum perficiendus ap-plicetur . Sed prius utriufque extremitatiscentrum efi perquirendum , repertumquecuspide chalibea signandum , & ne cnoda-cibus axis excidat , ideo altius circiterad unciam & semis excavandum. Cnodacesetiam robus i ac fami exis an t , neces e ,è chalybe bene indurato compalli , pollicemcirciter longi , & ad basim pollicem etiar/tlati, flui ut firmiores ad 'pappas cohareant ,scapum obtinebunt quadrangulum & c °-chlidij ope ad ipsas pappas fortiter af-fixam , qualiter tab. i. in X & M nota-tum. Cum ergo ad cnodaces confirmatusferit axis , manum leviter ducendo ten-tait dum an œquabiliter circa sua centra
n’onc pas esté bien battus au martinetscontiennent encore des goûtes rondesde la fonte , Sc c’est ce que les ouvriersappellent des grains ; lesquels émous-sent la vive areste des ouxils quand ontourne,les font casser , Sc leur ostent letranchant 5 enfin font glisser les outilspardessus. Les fers de cette nature fontappelles par les bons ouvriers des ferslardres, fur lesquels ni lime ni outil neíçauroient mordre,
Ayant donc trouvé de bon fer , fai-tes le bien forger, Lc affin qu’il devien-ne plus tendre , il feroit bon de lechauffer avec du charbon de bois, carle charbon de pierre , outre qu’il brûleordinairement le fer, si l’on n’y prendbien garde, contient en soy un soufrequi faigrit, le rendant plus dur Sc cas-sant. Que fi dans la forge on y décou-vre desgerfures , il faut les faire cou-vrir avec un peu de terre grasse, SCayant fait donner à vôtre fer unechaude suante, il faut le bien souderà petits coups de marteau au commen-cement, Sc frapper en fuite fortement*quand il fera soudé,
Vôtre arbre estant soudé Sc forgé con-formément à vôtre modelé, vous lusferez donner un recuit, c’est à dire lâfaire rougir doucement couleur de ce-rise, Sc le laisser ainsi refroidir fur lescharbons mêmes jusques a ce qti’ils dé-teignent , Sc que le fer soit rafroidi defoy même. J’ay vu des ouvriers quipour recuire Sc attendrir le fer le cou-vroient d'argile ou de terre grasse,comme quand on trempe en paquet, SLle laissoient rafroidir dans la terre.
Apres que vous aurez fait recuirevôtre arbre ou piece de fer , vous ledisposerez à estre mis fur le tour, pre-mièrement en cherchant les centres desdeux extrémités avec un compas, Sc'Les ayant trouvés , vous donnerez ungrand coup de pointeau par destus. Etavec un forêt vous les approfondirezenviron de deux lignes , afin qu’ils11’échapent des pointes , lesquellesdoivent être courtes , bien acerées Scbien trempées, que la base foitau moinsd’un pouce de diamettre Sc la longueurd’autant. La tige quarté e traversantla poupée , 8i fillettée au bout pourestre arrestée avec une bonne écroue jenfin telle que X ou M en la pi a. 2«
V ôtre