Band 
Tome septième.
Seite
4
JPEG-Download
 

4

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

prit à cette époque, le 14 décembre, un brevet d’invention de quinze ans,sous le titre de Machine à tailler et à guillocher la pierre. Mais cette ma-chine , exécutée en partie en bois, ne pouvait présenter toute l’exactitudedésirable; il ne tarda pas à la perfectionner et à envoyer à l’expositionde 1844, comme échantillon, une rosace sculptée en pierre déplus de2 mètres de diamètre, qui était remarquable par les formes et contoursdécoupés géométriquement. Tl prit ensuite une machine à raboter les mé-taux, du système de Whitworth, publiée dans notre premier volume, ety appliqua un mécanisme et des outils propres à produire divers objetsen marbre, tels que des consoles et modillons de cheminée. Plus tard, lasociété formée en 1846, à Paris , pour l’exploitation de ce système, fitfaire une série de machines bien étudiées et perfectionnées par M. De-coster, avec les indications de M. Chevolot. Ce sont ces dernières que nousavons pu relever et dessiner avec détails.

Nous allons décrire d’une manière toute particulière l’un de ces appa-reils afin d’en bien faire voir tous les mouvements, et par suite toutes lesconditions qu’ils sont susceptibles de remplir. On en pourra ensuite aisé-ment reconnaître les dispositions analogues dans les autres, avec les parti-cularités qui les distinguent, et en même temps en déduire toutes lesapplications désirables dans les arts.

DESCRIPTION DE LA MACHINE A SCULPTER

BErKÉSENTÉE PL. 1.

Cette machine est représentée sous différentes faces et détaillée sur lesfigures de la pl. l re avec plusieurs des outils qui y sont adaptés.

La fig. l re est une élévation vue de face de la machine toute montée;

La fig. 2' en est un plan général vu en dessus;

La fig. 3 e en est une projection latérale, perpendiculaire à la précédente;

La fig. 4 e une coupe verticale faite par l’axe de la colonne suivant laligne 1-2 ;

Et la fig. 5 e une section horizontale faite à la hauteur de la ligne 3-4.

On voit que cette machine n’ayant qu’une colonne fixe pour bâtis, estconstruite de manière à permettre de faire prendre à l’outil qui travailletoutes les positions désirables, soit qu’il tourne sur lui-même, soit qu’il aitun mouvement de rotation. A cet effet, il est adapté à un mécanisme fortimportant auquel on a donné le nom de plume mobile , et qui est appli-qué à toutes les machines de l’usine avec des dimensions proportionnelles.

Plume mécanique.— Les propriétés particulières de cette plume méca-nique sont :

1° De se rapprocher ou de s’écarter de la colonne centrale, pour per-mettre à l’outil de travailler à volonté près du centre, ou au contraire âdes distances plus ou moins grandes ;

2° De monter ou de descendre l’outil, suivant la hauteur de la piècequ’il doit tailler, aléser ou tourner ;