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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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surface du linge. Agissant alors par le mordant qu’elle doit aux sels desoude, et descendant par son propre poids , elle traverse ainsi les diffé-rentes couches de linge pour arriver colorée et imprégnée des miasmes di-vers qu’elle recueille dans les différentes espèces de linges, à la partie in-férieure du cuvier à lessive. Ici commence pour elle une nouvelle actionchimique qui n’avait pas été tentée avec succès jusqu’à présent, et qui,pourtant, était appelée à rendre des services bien grands ; nous voulonsparler de sa décoloration et de sa filtration.

M. Gugnon fait arriver la lessive colorée dans un filtre Q, qu’il placehabituellement sous le cuvier et qui communique avec celui-ci par le tuyaurecourbé/. Elle se répand d’abord dans le fond inférieur, puis, pressée parla hauteur de la colonne d’eau du cuvier, elle s’élève et traverse graduelle-ment le fond métallique g' sur lequel sont placées les matières filtrantes.Ces matières sont composées à peu près en quantités proportionnelles decharbon, de sable et de soufre ; elles sont recouvertes par une plaque g 2 ,également percée de trous pour le passage de la lessive, de sorte que toutela quantité de cette dernière, qui se trouve à la partie supérieure dufiltre Q, est suffisamment décolorée pour pouvoir de nouveau être projetéesur le linge sans donner à celui-ci les tons roux qui le dénaturent. Inutiled’observer qu’avant les projections successives la lessive s’échauffe dans lerécipient O, d’où elle suit la marche que nous avons indiquée précédem-ment en passant d’abord parle tube T.

Tel est le système de buanderie imaginé par M. Gugnon et breveté ensa faveur, le 10 mars 1846; l’auteur, dans son brevet, a indiqué quelquesdispositions nouvelles ayant à la fois rapport à la chaudière et aux deuxréchauffoirs à eau et à lessive ; comme ces dispositions sont des perfec-tionnements à ses premiers appareils, nous les avons représentées sur lesfig. 7 à 9, afin de mettre nos lecteurs à même de juger de leur importance.

Ainsi, la fig. 8, qui représente l’appareil générateur, coupé par l’axe àsa partie inférieure et vu extérieurement sur celle qui porte la tuyauterie,fait bien voir, avec la section horizontale (fig. 9), que le foyer a , com-munique la chaleur de son combustible à une chaudière A tout à fait dif-férente de celle que nous avons déjà examinée. Dans ce système, la flammeparcourt un espace annulaire A', ménagé au milieu du réservoir d’eau et ypénétrant par une ouverture i, elle suit la direction des flèches ( fig. 9 ),en léchant toutes les parois, pour s’échapper à la cheminée D.

La disposition des réservoirs d’eau chaude et d’eau froide ne diffère pasessentiellement de celle du précédent appareil ; elle est néanmoins aug-mentée d’un serpentin/, dans lequel circule la vapeur et d’un tuyau V,ou conduite principale de vapeur sur laquelle s’embranchent les diverstuyaux qui la conduisent aux endroits nécessaires. Nous avons conservéles mêmes lettres dans les deux appareils pour permettre d’en reconnaîtrela coïncidence.

La fig. 7 représente un réchauffoir à lessive préféré par M. Gugnon