PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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tives, c’est-à-dire que les dernières avaient lieu toutes les 10 minutes en-viron.
A 9 heures, nous fîmes retirer quelques pièces de linge du cuvier pourexaminer dans quel état elles se trouvaient, nous reconnûmes en les tordantqu’elles étaient blanches, et que, par conséquent, l’action de la lessive avaitproduit un bon effet. Toutefois, comme il pouvait ne pas en être ainsi danstoutes les parties du cuvier, surtout après un certain temps de repos, onattendit deux heures après la dernière jetée pour commencer le décuvage.
A 10 h. 1/2 on commença l’opération, en relevant le grand couvercleplacé sur le cuvier ; la température du linge était encore très-élevée, onavait beaucoup de peine à le tenir à la main pour le porter à quelques pas : ilparaissait également chaud partout, dans toute l’étendue superficielle de lacuve. Cependant, après avoir vidé environ le 1/4 ou le 1/3 de cette der-nière, on remarqua, d’abord avpc quelque surprise, que dans quelquesparties le linge paraissait moins chaud, et même peu d’instants après, toutà fait froid.
Cela dénotait évidemment que la circulation ne s’était pas faite danscette partie, et que par conséquent le linge n’avait pas reçu suffisammentde lessive. Comment cette différence pouvait-elle avoir lieu? On ne tardapas à en trouver la cause, en continuant à décuver, car on trouva un drapneuf d’une toile entièrement serrée, qui, formant planche, obstruait né-cessairement le passage du liquide ; lorsqu’il fut retiré, on reconnut quele linge, placé au-dessous était plus chaud, et qu’à très-peu de distance, ilavait la même température que partout ailleurs. On trouva encore d’autresdraps semblables dans quelques parties de la cuve, et le même effet se pré-sentait.
Dès cet instant, on fut convaincu que ces différences de températuresne provenaient que du défaut d’encuvage ; et en effet, toutes les blanchis-seuses le savent bien, il importe beaucoup de prendre quelques précau-tions dans cette opération; il faut éviter que des toiles neuves et serrées,comme les draps dont nous venons de parler, se trouvent au milieu desautres linges, parce qu’elles embarrassent nécessairement le passage du li-quide chaud, qui, trouvant plus de liberté dans d’autres parties, s’y préci-pite naturellement. On ne peut donc porter trop d’attention à l’encuvage,si on veut que le coulage de la lessive se fasse bien régulièrement partout.
La sœur, chargée de la direction de la buanderie, observa que la quan-tité de linge contenue dans le grand cuvier employait habituellement32 kilog. de soude, et elle déclara que, pour l’expérience dont nous par-lons, elle avait également donné la même quantité.
En vérifiant l’espace occupé par le linge dans le cuvier, dont la capacitétotale est de 6 m - c -368, et qu’on n’avait pas exactement rempli, on peutadmettre qu’on avait encuvé 5 m c -500 de linge à l’état sec; or, suivantCuraudau, un mètre cube de linge sec pèse moyennement 250 kilogrammes ;