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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

DESCRIPTION DE L’APPAREIL HUMECTEUR ,

REPRÉSENTÉ FIG. 5 A 9, PL. 3

La plupart des grains tendres qui nous arrivent, par mer, de l’étranger,ont été torréfiés, c’est-à-dire, séchés au four ou à l’étuve, avant leur expé-dition. Sans cette précaution, ils ne pourraient pas supporter l’humidité àlaquelle ils sont exposés pendant la traversée, et nous arriveraient moisisou du moins échauffés. Mais cette opération, en préservant les grains detoute altération, les met dans un état de siccité tel, qu’il devient difficile deséparer la farine de la pellicule, laquelle se réduit en poussière et donne,mélangée avec la farine, un produit rougeâtre qui n’est ni marchand ni degarde.

Pour remédier à cet inconvénient, on humecte les grains au moment deles moudre. Cette opération se fait dans diverses contrées de la manièresuivante : on verse un mont de grains à l’épaisseur de plusieurs déci-mètres, et on l’humecte au moyen d’un arrosoir. Alors, à force de bras, onmélange les grains des couches supérieures avec ceux des couches infé-rieures, de sorte que par le contact des uns avec les autres, l’humidité setrouve repartie entre tous.

Mais quelque soin et quelque célérité qu’on apporte à ce mélange, lesgrains du dessus de la masse reçoivent plus d’eau que ceux du dessous, etainsi une partie se trouve trop mouillée, tandis que l’autre ne l’est pasassez; on laisse alors le grain amoncelé afin que l’humidité se partagemieux. Cependant, dès que l’humidité a pénétré au cœur du grain, la farinequi en provient ne se conserve pas, et il est prudent de ne laisser le grainhumecté que le moins longtemps possible en tas, et de faire en sorte quel’humidité n’aille pas au delà de la pellicule. Ce mode d’humectation laissedonc beaucoup à désirer. En effet, ou une partie du grain reçoit trop d’eauet l’autre n’en reçoit pas assez, ou si l’on attend que l’humidité soit bienrépartie, elle pénètre trop avant dans le grain.

Dans d’autres contrées plus avancées, on emploie des cylindres mouilleursen tôle placés dans une position légèrement inclinée, et renfermant despalettes disposées en hélice, qui ont pour objet de séparer le blé que l’ony introduit par l’extrémité supérieure, et de l’amener à l’autre extrémité;pendant ce temps, un filet d’eau qui arrive constamment dans le cylindre,mouille le grain au fur et à mesure qu’il change de position. On donne àces appareils des longueurs de 4, 5 et 6 mètres sur 30 à 40 centimètres dediamètre, et une vitesse de 20 à 25 révolutions par minute.

L’appareil imaginé par M. Debeaune pour humecter le blé se distinguepar une simplicité extrême et par le résultat qu’il produit ; il consiste enune sorte de double arrosoir rectangulaire percé sur les deux faces inté-rieures opposées de petits trous très-rapprochés, dont les uns donnent issueà l’eau venant d’un réservoir supérieur, par jets verticaux lancés de bas en