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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
qui existe entre le moteur hydraulique et celui à vapeur. On peut doncdésormais placer ses moulins partout où il y aura avantage, sans avoirbesoin de rechercher les chutes d’eau si souvent mal situées, peu accessiblesaux arrivages et aux départs des marchandises, et on ne sera arrêté dansson travail ni par les crues d’eaux ni par les sécheresses d’été.
Cette construction permet en outre de se greffer sur un beffroi déjàétabli, de sorte que le meunier qui voudrait augmenter ses moyens deproduction, peut placer sans une grande dépense un tel moulin dans sonusine.
DESCRIPTION DU MOULIN BITOURNANT ,
REPRÉSENTÉ FIG. 10 ET 11, PL. 3.
L’application de ce système, chez M. Caillaux, étant faite à une paire demeules entièrement isolée du beffroi de son moulin principal, le construc-teur a seulement établi la communication de mouvement de l’un des fersde ce moulin à celui H de l’appareil bitournant par deux poulies et unecourroie,, qui font mouvoir la meule supérieure C, comme à l'ordinaire.Mais la poulie K, montée sur le fer H, sert en même temps de moteur à lameule inférieure, parce que sa couronne est dentée intérieurement pourfaire l’office de roue droite qui engrène avec le pignon en fonte L. Celui-ciest fixé sur un arbre intermédiaire M parallèle au fer de meule, et porteau-dessus de son collet inférieur un second pignon plus petit N qui com-munique le mouvement de la poulie à la roue droite O, laquelle est rap-portée sur la longue douille F, qui est fondue avec la cuvette à croisillonsF / . La meule gisante D repose sur cette cuvette, comme si elle était fixe,et des vis de centrage et de nivelage permettent de la régler avec la mêmeprécision que dans les autres systèmes. Le rapport qui existe entre le pi-gnon N et sa roue O étant le même que celui du premier pignon L à lapoulie K, on conçoit que la vitesse des deux meules est égale ; il est évidentqu’on pourrait aisément par des rapports différents faire en sorte que larotation de l’une des meules fût plus grande ou plus petite que celle del’autre; des expériences comparatives permettraient de juger s’il y a réelle-ment avantage à établir ainsi des vitesses inégales ; dans tous les cas lemouvement de la seconde meule est en sens contraire de celui de la pre-mière , comme il est facile de s’en rendre compte par la combinaison et ladisposition de ces engrenages.
La meule supérieure tourne sur pivot et sur pointai, comme dans lesmoulins que nous avons déjà publiés, puisque son fer H est disposé demême, que sa pointe inférieure a repose sur une crapaudine renfermée danslapoëlette ou la chaise en fonte P, et que son pointai supérieur ajusté à sonsommet a' porte la nille droite A scellée au centre de la meule; celle-ci entraî-née dans la rotation de l’arbre par le manchon B, marche donc exactementde la même manière que précédemment ; on la soulage également soit du