PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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rez-de-chaussée, soit du premier étage, par un mécanisme analogue à cequi existe, et son arbre est guidé par un boîtard à coussinets i, rapporté aumilieu de la cuvette F', et de construction semblable à ceux décrits.
M. Christian a cherché à faire aussi tourner la meule inférieure sur pivotcomme la première, ce qui présentait réellement dans l’exécution des diffi-cultés assez grandes qu’il a du reste surmontées, par une disposition ingé-nieuse. La cuvette F' est fondue avec des oreilles qui ont permis d’y assem-bler trois tiges verticales G, et par suite un croisillon à trois branches E,dont le moyeu forme un œillard cylindrique correspondant à celui desmeules, et porte, en outre, à son centre une tige filetée e, terminée par unepointe aciérée d, qui repose sur la partie supérieure b du manchon de nille.Cette tige est surmontée d’une soucoupe qui reçoit le grain sortant de l’en-greneur et le projette au-dessous entre les deux meules; sa partie taraudéetraverse un écrou de cuivre fixé au centre de la petite roue dentée/, laquelleengrène avec un très-petit pignon g , dont l’axe prolongé au dehors de l’ar-chure porte une espèce de roue à rochet x, dans les dents de laquelle onpeut à volonté engager l’une des deux touches y et y ', en poussant ou entirant la tringle à poignée r. Il résulte de cette combinaison que la meuleinférieure D fonctionne exactement comme la meule supérieure, c’est-à-dire qu’elle tourne aussi sur pivot, quoique son arbre à douille F soit mo-bile dans des collets ou boîtards I, I', et qu’on peut également soulager dudehors de l’archure. En effet, l’étoile ou la roue à rochet a;, étant fixée surl’axe du pignon g, est nécessairement entraînée dans le mouvement ducroisillon E, et passe constamment entre les deux doigts y et ÿ ; or, si l’ontire la tringle r, le premier y forme obstacle à l’étoile qui tourne alors surelle-même d’une certaine quantité, et fait par suite tourner la roue droite/.Cette roue tend alors à faire descendre par son écrou, la tige filetée e etson pivot d , mais comme celui-ci; ne cesse pas de reposer sur sa crapau-dine b, c’est réellement le croisillon E qui est forcé de baisser et qui, enmême temps, soulage la meule inférieure en l’écartant de l’autre. Si, aucontraire, on pousse la tringle r, c’est le doigt y' qui s’engageant dans l’étoileforme obstacle, mais dans le sens opposé ; le système tend alors à remon-ter, et par suite à faire rapprocher la meule D de la meule C. Ainsi, suivantque l’on embraye l’une ou l’autre des touches y et y' avec les branches oules saillies de l’étoile on fait monter ou descendre la meule, et on règle saposition exacte, comme on règle celle de la meule supérieure, le rapportentre le pignon g et la roue /étant très-grand, ét le pas de la vis de la tigefiletée e, très-petit, on conçoit qu’on puisse soulager ainsi, avec toute laprécision désirable. Des ressorts à boudin placés entre les supports de latringle r, tendent constamment à ramener cette tringle dans une positionintermédiaire, de telle sorte que les doigts ne rencontrent pas l’étoile pen-dant le travail : ce n’est qu’en appliquant la main sur la poignée de latringle, pour la pousser ou la tirer, que l’engagement a lieu ; dès qu’on laquitte, le contact cesse, et l’étoile ne tourne pas.