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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
« 2° Refroidissement de la clairce au moyen d’un réfrigérant pneuma-tique.
« L’usage de cet appareil est d’empêcher la claire de se colorer et de sedétériorer dans les citernes pendant le temps qu’elle y reste déposée (1). »
Nous avons parlé du procédé de M. Bouché qui, de prime abord et sansrefonte de pains, obtient des sucres de belle qualité; il nous reste à men-tionner le procédé de M. Lecointe, directeur de la fabrique de M. Forbin-Janson, à Villelaure, qui est aussi parvenu à livrer du sucre blanc à laconsommation, sans le raffiner.
Le sucre brut, obtenu par les procédés ordinaires est blanchi, dans lesgrandes formes, au moyen du terrage (2). On le loche (3), on le pile et onle passe à travers un crible métallique. Aussitôt après, on le met en petitesformes qu’on emplit bien serré.
La forme remplie est de suite renversée sur une planche, qui peut con-tenir de douze à quinze pains de sucre. On porte ces derniers à l’étuve, etle lendemain le sucre a pris assez de consistance pour être manié et missur des rayons comme les pains ordinaires provenant du raffinage ; trois ouquatre jours après il est bon à livrer à la consommation. Ce procédé pré-sente peut-être une manipulation un peu grande, et la blancheur n’estpeut-être qu’apparente ; cependant il est, suivant M. Dumas, susceptiblede bons résultats, comme l’a prouvé l’expérience.
Après le clairçage, le pain est coupé en deux, les têtes sont mises dansles formes sur des pots, pour achever de s’égoutter et les moitiés sont poséessur leur base afin d’en achever la dessiccation. Aussitôt qu’elles sont biendesséchées, on fait le choix et on égrène le sucre.
Les résidus des premières cristallisations et les clairçages soumis à larecuite, puis à l’égouttage, donnent un second produit dont l’égouttage estde nouveau recuit et donne un troisième produit que l’on ne clairce pas etqui se vend comme qualité inférieure. Les égouts de ce troisième produitse vendent comme mélasses. Dans quelques fabriques où la cuite est légèreil n’est pas rare de voir pousser ces opérations jusqu’à quatre et même cinqproduits différents. En général, on doit cesser de soumettre à la recuitequand les égouts marquent 44° de densité à l’aréomètre ; ils ne sont plusalors cristallisables (4).
Des générateurs et du moteur. — La vapeur nécessaire soit à l’ali-mentation de la machine motrice, soit au service des diverses chaudièresde défécation, d’évaporation et de concentration, est produite dans quatregénérateurs K d’une force totale de 80 chevaux. On voit par la coupe trans-
(1) Brevets expirés, tome l, page 61.
(2) On appelle terrage l’opération qui consiste à répartir lentement dans le pain, de l’eau qui, sesaturant du sucre des fonds, forme un sirop blanc ; celui-ci chassant devant lui le sirop coloré rendainsi incolores les cristaux qui constituent la masse solide du pain. (Païen.)
(3) hocher, s’entend pour l’opération qui consiste à secouer légèrement les formes et à laisser re-omber à petits coups les bords sur un billot pour en détacher le pain.
(4) Dictionnaire des arts et manufactures, page 3449.