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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

le système que nous allons décrire, le bois est mobile, il tourne plus oumoins rapidement sur lui-même, et l’outil s’avance très-lentement pour setenir constamment pressé sur sa surface.

On a déjà proposé de découper ainsi le bois cylindriquement à l’aided’un couteau tangent à la circonférence (1), mais les moyens mécaniquesqui ont été imaginés à cet effet, ont toujours été insuffisants pour produiredes résultats pratiques, opérant sur de faibles largeurs. On n’a pas réussi,et nous croyons devoir même ajouter, on a échoué à peu près complète-ment, malgré les essais qui ont été tentés à ce sujet, non pas parce quel’idée de trancher le bois de cette manière n’était pas réalisable, mais bienparce qu’on n’avait pas trouvé les moyens d’exécution, les dispositions con-venables et rationnelles qui conviennent à une telle opération, qui est très-délicate et présente de grandes difficultés, surtout à cause des couteaux.

M. Garand n’est arrivé à obtenir des produits satisfaisants, ne laissant rienà désirer, qu’après bien des tentatives qui lui ont occasionné beaucoup depeines et de recherches pour les outils. Son système ne porte pas sur l’idéede découper le bois tangentiellement au cylindre, en forme de spirale ou

(1) En 1835, la Société d’Encouragement publia une machine de M. Faverier, en usage en Russie ,et dont le principe est aussi de débiter le bois cylindriquement, mais par un rabot langent à lasurface extérieure et placé au-dessus. Le châssis auquel est attaché le couteau est mobile sur sonextrémité postérieure, et comme il est chargé d’un poids il s’abaisse à mesure que la pièce, qui estanimée d’un mouvement de rotation, diminue d’épaisseur.

Le 10 mai 1837, M. Pape, habile facteur de pianos à Paris , prit un brevet de dix ans pour unemachine à couper le bois de placage au moyen d’un fer, ou d’un rabot contre lequel il fait avanceren ligne droite le madrier à débiter. M. Pape s’était fait déjà breveter en 1826, pour une machineà produire des feuilles d’ivoire de grandes dimensions. Dans un brevet d’importation de 1842, lemême auteur a présenté une autre machine à découper, qui a une grande analogie avec celle deM. Faverier ; mais nous pensons que cet appareil n’a pas été exécuté sur de grandes dimensions.

Antérieurement à celte époque, un scieur de Châlons , M. Picot, s’était fait breveter pour unemachine à trancher le placage propre à la brosserie et à d’autres fabrications; elle ne consistait sim-plement qu’en un couteau droit appliqué à un disque vertical animé d’un mouvement de rotation ettombant sur un bloc de bois prismatique de peu de largeur, pour découper à chaque révolutionune feuille mince d’une dimension correspondante à la section du prisme. Mais pour que ce tran-chage, qui doit nécessairement se limiter à de faibles étendues, se fasse bien et franchemeut, ilest indispensable d’amollir le bois, ce que l’on fait en le mettant au préalable, dans une cuve pleined’eau que l’on chauffe à une température élevée, et où on le laisse baigner un temps plus ou moinslong.

Le brevet de JV1. Picot date du 29 octobre 1834, et n’ayant été pris que pour dix ans, il est expirédepuis plusieurs années. L’auteur a cru pouvoir lui donner plus de durée par un second brevet dequinze ans, qui lui a été délivré le 18 juillet 1835 ; mais ce dernier brevet et les additions qui le sui-vent, reposent exactement sur le même principe que le premier, ils ne présentent que quelquesparticularités dans les mouvements.

On a dû remarquer aux expositions de 1839 et 1844, des feuilles de placage très-minces, obte-nues sur ces machines, et imprimées avec des dessins variés, comme des feuilles de papier.

M. Marion de la Brillantais, prit aussi un brevet d’invention de quinze ans, le 25 septembre de lamême année 1835, pour une machine à couper le bois au lieu de le scier, mais cet appareil qui pa-raissait surtout appliqué à raboter, à faire des moulures, ne paraît pas, que nous sachions, avoir eude suite.

Enfin un brevet de cinq ans a été également demandé en 1840, par MM. Mathieu, menuisiers dudépartement de la Marne , pour une machine à trancher le bois de placage.

On pourrait encore citer des machines continues qui ont principalement réussi pour débiter lespièces d’ivoire en feuilles minces, susceptibles de se dérouler sans se fendre.