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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Avec une telle machine on peut débiter non-seulement des billes pour enobtenir des feuilles très-longues, mais encore des madriers, des morceauxde bois d’une forme quelconque, dont on fait des feuilles de dimensionsproportionnées. Il suffit, à cet effet, de monter à la place des deux axes quiportent les billes, un tambour tel que celui qui est représenté sur les fig. 8et 9, et qui est composé d’un arbre en fer Z et de plusieurs disques oucroisillons de fonte Z', sur les parties planes desquels sont boulonnées desplates-bandes dressées s 2 , destinées à recevoir des cadres ou châssis enbois ». C’est sur ces derniers que l’on colle comme sur les châssis des scie-ries ordinaires à placage, les madriers ou les morceaux de bois m, que l’onveut débiter. On comprend sans peine qu’en faisant tourner ce tambourainsi armé, sur lui-même, comme on faisait tourner la bille qu’il remplace,chacun de ces madriers se présentera successivement à l’action de la lameet des couteaux et se trouvera découpé en feuilles minces qui sont na-turellement séparées les unes des autres.
Cette disposition augmente la valeur du système, qui réunit ainsi tousles avantages désirables pour un travail manufacturier, tout en produisantles résultats les plus remarquables, par la rapidité avec laquelle les opé-rations s’effectuent, par le plus grand nombre de feuilles que l’on obtient,par l’énorme économie du bois, enfin par tout le profit que l’on retire dela machine et des beaux produits qu’elle donne.
Des poulies à gorge p' sont disposées à la partie supérieure de la ma-chine, pour servir à monter, à l’aide de cordes ou de mouffles, le tam-bour ou les pièces de bois à débiter.
TRAVAIL ET PRODUITS DE LA MACHINE.
Pour reconnaître tous les avantages que présente un tel système demachine continue, comparée aux scies alternatives, il est bon de voirle travail qu’elle est susceptible de faire dans un temps donné.
Supposons d’abord que l’on opère sur des billes d’acajou, qui, commeon le sait, nous arrivent de l’Amérique et particulièrement du Brésil , nonen rondins ou tronçons cylindriques, mais découpées en forme irrégulièrede prisme à base quarrée ou rectangulaire ; lorsque de telles billes sontparfaitement équarries, elles donnent, à la scie, des feuilles de placage, demêmes dimensions, ayant pour longueur et largeur celles de la bille même;on n’en tire habituellement, dans la fabrication, que 20 feuilles dans uneépaisseur de 27 millimètres, parce que pour chaque feuille on a une perteprovenant de l’épaisseur de la lame qui est à peu près égale à celle du bois.Il en résulte que sur une bille de 0 m 50 d’équarrissage, et 2 mètres delong, on ne peut obtenir plus de 370 feuilles de 0 m 50 sur 2 m , soit 370mètres quarrés. Or, une telle bille qui représente un volume de
0,50 X 0.50 X 2 = 0 m c -500500 décimètres cubes
ou