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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
moins belle ; et si ce bois conserve quelque valeur, on peut en tirer parti,ce qui ajoute encore à l’avantage du système.
Avec des billes venant simplement en rondins cylindriques, on auraitencore plus d’avantage, tout en évitant le travail préalable des parties quisont enlevées avant le transport, dans les lieux mêmes de production.
Si, maintenant, on veut se rendre compte des frais de débit, on verraencore que le système continu présente une différence considérable en safaveur, par rapport aux scieries alternatives les mieux établies.
Ainsi, la machine fonctionnant avec une vitesse moyenne de 5 tours parminute seulement, on trouve que la bille précédente (lig. 10) devant faire,pour être débitée complètement,
225 + 54 = 279 révolutionsmettra à ce travail, s’il n’y a pas d’interruption,
279 7 5 = 55' 8,
ou moins d’une heure.
Et si l’on suppose un temps égal pour le montage de la pièce entre sespointes, puis le double pour les moments d’arrêt nécessaires, soit aurepassage du couteau, soit à son démontage et remontage , etc., on voitque, au maximum, avec trois à quatre ouvriers, on peut parvenir à débiterune telle pièce en quatre à cinq heures. Lorsque l’usine est en pleine acti-vité, on arrive, en effet, à produire le débit complet de deux pièces sem-blables, par jour de travail, et avec une dépense de force de 4 à 5 chevauxau plus, y compris celle employée par l’outil à affûter les couteaux.
Les meilleures scies, semblables à celle que nous avons décrite dans letom. IV, pl. 27, ne peuvent pas débiter, à l’épaisseur indiquée, malgrél’énorme vitesse à laquelle on les fait marcher, chacune, plus de 75 à 80décimètres cubes d’acajou par journée de 12 heures. Il en résulte que pourun travail correspondant à celui du volume total d’une bille de 0 m c -500,comme celle ci-dessus, il ne faut pas moins de six scies constamment enmouvement, et autant d’hommes pour les conduire. Ces scies exigent pourleur fonctionnement une force motrice qui s’élève à plus de six chevaux-vapeur.
Les frais de ces scies, en ne comptant que sur une dépense de 5 fr. parchacune pour la force motrice, et 3 fr. 50 par homme, plus 1 fr. 50 pourl’entretien, l’huile, la graisse, raffûtage, etc., s’élèvent par jour à
10 x 6=60fr., ci. 60 fr.
Ajoutant pour l’intérêt du capital dépensé pour le matériel à
6 p. 100 par an. 8 »
» pour le loyer du local, par jour. 6 »
» pour les contributions, patentes... 2 »
La dépense totale par jour est de... 76 fr.
Soit par mètre quarré 76 7370 = 0f cs 20 cent -