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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
économique de construction, de rapprocher les points d’appui ou portées de l’axevers la poulie, de permettre de réduire notablement le diamètre de cet axe, et parsuite les frottements de la roue qui tourne folle sur son moyeu.
Ce système consiste à faire l’estrope de manière à se loger dans l’intérieur dela caisse, au lieu de l’envelopper extérieurement, et à pratiquer pour cela, dans cettedernière, deux rainures droites et parallèles. L’exécution de ces rainures est très-facile, surtout si on fait la caisse en plusieurs morceaux.
L’estrope en fer, au lieu d’envelopper la caisse sur tout le pourtour extérieur, estlogée, au contraire, dans les parois intérieures tout contre la roue mobile. A ceteffet, des rainures étroites et minces sont pratiquées à l’avance dans ces parois pouren rendre l’ajustement très-facile.
On comprend sans peine qu’en faisant la caisse en bois d’un seul morceau, lesrainures pourraient causer quelque difficulté à la pratique, surtout si elles s’effec-tuaient à la main ; mais il est aisé de faire un outil qui, comme dans la fonte, tailleces rainures avec toute l’exactitude et la célérité désirables. On peut aussi d’ailleurs,au lieu de construire la caisse d’une seule pièce, la composer de plusieurs morceaux,de quatre, par exemple, que l’on réunit par des boulons, après y avoir pratiqué lesdeux rainures droites.
En plaçant ainsi les deux branches de l’estrope à l’intérieur de la caisse, on con-çoit bien qu’il est inutile de les faire descendre jusqu’au bas de celle-ci, on écono-mise donc de la matière, et en même temps on rend l’appareil plus léger. De plus,par cela même que les deux côtés de la bride se trouvent alors tout contre le riat,les deux portées de l’axe, qu’ils supportent, sont nécessairement beaucoup mieuxmaintenues, et peuvent, sans crainte, être diminuées de diamètre tout en présen-tant encore la solidité désirable. Or, en réduisant cette dimension de l’axe, ondiminue naturellement le frottement de la poulie qui tourne sur lui. La réduc-tion est d’autant plus grande, que l’on peut, avec cette disposition, faire l’axe enacier trempé, de telle sorte que pour un cordage de 8 centimètres de diamètre, parexemple, il suffit de lui donner un diamètre d’un centimètre.
Ce système d’estrope en fer à l’intérieur de la caisse présente encore un autreavantage très-apprécié dans la marine, c’est d’éviter de mettre la roue mobile oule riat en contact avec les parois de la caisse en bois, parce qu’il est toujours fa-cile de faire en sorte, dans l’ajustement des branches de l’estrope dans les rainures,qu’elles désaflleurent les parois intérieures d’une très-petite quantité, afin que la rouene puisse nullement les toucher, et se trouve seulement en contact près du centreavec le métal. Cette disposition permet en outre d’appliquer avec sécurité les riatsen fonte, ce qu’on ne peut employer dans les anciennes poulies, à cause de l’usurerapide occasionnée par les frottements du fer contre le bois; et même, par suite decet inconvénient et de l’usage forcé des riats en bois, le plus souvent l’axe est aussieu bois, ce qui en augmente encore les dimensions et par conséquent le degré defrottement. Pour avoir des axes en métal, il faut aussi garnir de métal le trou duriat, ce qui augmente les frais de main-d’œuvre. En employant les riats en fonte,on peut à volonté les faire porter directement sur l’axe, ou y chasser à leur centreune rondelle de cuir que l’on renouvelle quand il est nécessaire.
On conçoit sans peine qu’il suffit de repousser l’axe, d’un bout, pour pouvoirenlever l’estrope de la poulie, et la démonter quand on veut s’assurer si elle est enbon état.