PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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parvenir; la plupart des inventeurs ne sont pas dans la position de remplirtoutes ces conditions; aussi il n’est pas rare de voir des inventions aban-données, reprises plus tard, avec des changements ou des améliorationsplus ou moins considérables, qui les rendent tout à fait réalisables.
Nous pouvons le dire sans crainte, les intéressantes machines de M. deBarros que nous allons faire connaître dans ce Recueil, ne sont véritable-ment arrivées au point où nous les avons dessinées que par une suited’essais, de perfectionnements successifs qu’une persévérance active etcontinuelle a seule permis d’obtenir. Confiées d’ailleurs aux mains d’unconstructeur habile, qui y a apporté tout son zèle, toute son intelligence,elles ont atteint un résultat vraiment remarquable, que nous avons puconstater par nous-même avec une grande satisfaction.
Ces appareils ne ressemblent en rien, tant ils sont modifiés, à ceux quenous venons d’énumérer; ils reposent bien, à vrai dire, sur un principeanalogue à l’un de ceux indiqués plus haut, si on veut comprendre commeprincipe l’outil proprement dit qui opère, c’est-à-dire sur l’emploi descies circulaires et de lames à rotation rapide, mais jusqu’aux formes etdimensions de ces outils, tout est changé, à plus forte raison le mécanismequi est tout différent et d’une construction très-simple et très-rationnelle,comme il sera facile de s’en convaincre.
DESCRIPTION DES MACHINES A FAÇONNER ,
REPRÉSENTÉES PL. 9 ET 10.
Les appareils que nous avons vus fonctionner et fait relever avec soinchez M. Decoster, comprennent :
1° Une machine spéciale pour le façonnage des formes en bois oud’autres objets analogues ;
2° La machine propre à la confection des bois de fusils ou de pistoletsde toutes dimensions ;
3° Et comme accessoires utiles, l’appareil destiné à préparer ou arrondirles parties qui reçoivent le canon de fusil, puis l’appareil à y faire la rai-nure ou gorge conique et celle qui reçoit la baguette.
Dans chacune des deux premières machines, l’auteur fait usage defraises circulaires animées d’un mouvement de rotation rapide, dont ladenture angulaire coupe non-seulement par bout, mais encore par lescôtés, non-seulement en dehors, mais en dedans, disposition très-avanta-geuse qui permet de faire des copeaux et non de la sciure ou de la pous-sière, et de se dégager constamment du bois, quelle que soit l’épaisseur àtraverser.
Nous avons dû, pour l’intelligence parfaite de la construction de cesnouvelles scies ou fraises circulaires, les représenter en détails séparés surune grande échelle, fig. 1 à 3 (pl. 9) et leur denture de grandeur d’exécu-tion sur les fig. 1 bis à 3 bis.
Fraises circulaires. — La fig. l re montre l’une de ces nouvelles