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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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il lui faut à peu près le même temps pour monter la pièce sur la machineà faire la gorge conique (1), effectuer cette opération et la remplacer parune autre, et enfin en une minute et demie à peine, il peut faire la rainurede la baguette, de sorte qu’en totalité l’ouvrier ne met pas plus de sixminutes par bois de fusil pour les trois opérations. Deux ouvriers peuventalors avec ces deux appareils accessoires préparer ainsi dix-huit à vingt boispar heure et par suite fournir aisément à l’alimentation d’une machine àfaçonner montée pour travailler huit bois à la fois, car celle-ci exécute sontravail en une demi-heure et les pertes de temps sont presque nulles.

La machine à façonner que nous avons vue fonctionner chez M. Decostern’est construite que pour six bois.

Nous avons constaté qu’à partir du moment où les bois sont montés etfixés entre leurs griffes, il faut vingt-neuf à trente minutes pour faire lescrosses sur une longueur de 60 centimètres, et en imprimant aux bois etaux calibres une vitesse de rotation de dix tours par minute, c’est-à-direque l’avancement ou le travail des scies sur chaque bois est de 2 centi-mètres par minute ou de 2 millimètres par révolution des griffes.

Les scies qui ont 0 m 162 de diamètre, font environ 800 révolutions parminute, c’est-à-dire que leur vitesse à la circonférence est 20 mille fois plusgrande que celle des bois. Comme nous avons compté 80 dents sur le pour-tour de chaque scie, on voit que pour débiter une largeur de 2 millimètrespar révolution, chaque dent a fort peu de matière à enlever.

Nous avons remarqué en effet que ces vitesses ne sont pas exagérées, ilnous a paru qu’on pourrait même sans inconvénient l’augmenter d’un 1/7à 116, et par conséquent, exécuter en une demi-heure la façon des sixcrosses sur des longueurs de 68 à 90 centimètres, c’est-à-dire façonnerpar chaque heure de travail 12 crosses de fusils de munition, tels qu’onles emploie dans l’armée française.

Avec une machine un peu plus large, pouvant porter huit bois au lieude six, et les deux gabarits, on ferait 16 crosses à l’heure,

ou 16 x S2 = 192 en 12 heures.

Mais si l’on tient compte du temps employé pour monter les bois sur l’ap-pareil , les régler, puis les démonter, quoique ce temps soit d’ailleurs fortcourt avec des ouvriers habitués à ce travail, qui déjà préparent le montagependant que les appareils sont en activité, nous pouvons facilement ad-mettre le résultat net de 160 crosses par jour; par conséquent, avec troismachines semblables et leurs accessoires, on peut compter sans craintesur une fabrication journalière de

160 x 3 = 480 bois de fusils,soit par année de 300 jours effectifs :

480 x 300 = 144,000.

(I) On se rappelle que la gorge conique destinée à recevoir le canon, ne se pratique qu’aprèsavoir façonné tout le bois extérieurement.