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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
les graines, etc., de M. Cambray père, qui a acquis dans cette fabricationune véritable réputation ; les appareils, les outils de tout genre de M. Lau-rent, ancien associé et successeur de M. Rosé ; les instruments perfectionnésde M. Moysen, habile agriculteur des Ardennes , et dont nous donnons plusloin une notice spéciale ; les trieurs de grains de M. Vachon, qui se ré-pandent aujourd’hui dans toutes les contrées agricoles, et que nous avonsfait connaître dans le cinquième volume de ce Recueil ; les râteaux méca-niques de M. Pasquier, qui serait bien riche actuellement, s’il avait étéaussi heureux qu’il le mérite, et aussi bien récompensé qu’il a eu de per-sévérance et d’activité dans le travail ; les herses et les nettoyages à blé deM. Deck, mécanicien à Fécamp . On a dû aussi remarquer les divers sys-tèmes de machines à battre le grain, parmi lesquelles quelques-unesmontées sur voiture ou sur chariot, afin de pouvoir être facilement trans-portées d’une commune à l’autre, ou de grange en grange. Nous aurionsdésiré y rencontrer également la charrue à avant-train perfectionnée deM. Ronnet, qui est appelée, sans contredit, à rendre de grands servicesdans un grand nombre de localités. Nous allons, au moins, la faire con-naître à nos lecteurs.
CHARRUE PERFECTIONNÉE
Par M. RONNET.
REPRÉSENTÉE SUR LES FIG. 1 A 8, PL. 11.
M. Ronnet, tout étant filateur de laine depuis plusieurs années, s’occupeaussi beaucoup d’agriculture, et en observateur éclairé, comme en prati-cien habile, il a su dans diverses circonstances apporter des perfectionne-ments notables dans les appareils, les métiers ou les instruments qu’il em-ploie. Nous allons faire connaître particulièrement son système de charrueperfectionnée qui est vraiment très-remarquable. Reconnaissant par expé-rience les inconvénients que les charrues ordinaires présentent dans lesapplications, surtout lorsqu’on est obligé de les faire fonctionner sur desterrains raboteux, inégaux et présentant à la surface des irrégularitésplus ou moins considérables, M. Ronnet a pensé qu’il serait possible, parplusieurs modifications, d’éviter la plus grande partie de ces inconvénients,et en cherchant les moyens d’y parvenir, après divers essais, il est arrivépar une disposition fort simple, à des résultats très-satisfaisants.
La première amélioration qu’il a faite à ces instruments consiste dansl’emploi de deux roues inégales de diamètre, avec des essieux indépendants,afin que l’une puisse aller sur des parties plus ou moins élevées du terrain,tandis qu’au contraire, l’autre roule sur des parties plus creuses. Adaptésd’ailleurs tous deux à une pièce variable de position, ces essieux permet-tent de régler à volonté l’écartement vertical, c’est-à-dire l’élévation oul’abaissement des roues, et par conséquent de se conformer aux natures deterre, à la profondeur des sillons ou des raies, etc.
Mais cette première modification ne lui parut pas suffisante, parce que