PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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les axes des roues étant rigides et invariables une fois fixés à la haie de lacharrue, tendent par les inégalités des surfaces du sol à faire dévier celle-ci lorsque l’une des roues monte sur des parties élevées ou descend dansdes parties creuses. 11 en résulte que le versoir de l’appareil qui pénètredans la terre et déverse sur le côté, est pour ainsi dire en perturbationcontinuelle, qui ne lui permet pas de rester dans une position stable. Cetinconvénient est bien plus grave, évidemment, dans le système ordinairedont les roues sont égales et montées sur le même essieu, et qui par suiteexige une plus grande quantité de force motrice.
M. Ronnet a donc imaginé, pour compléter le perfectionnement qu’ildésirait apporter aux charrues à avant-train, de rendre non-seulement lesessieux des deux roues indépendants, mais encore de leur permettre deprendre l’un par rapport à l’autre, une certaine inclinaison, au lieu derester constamment parallèles, ce qui permet, par conséquent, à chaqueroue, de suivre les irrégularités du sol ou des sillons, sans agir sur la haie,ni, par suite, sur le soc et le versoir , condition très-importante, puisque alorsl’homme a beaucoup plus de facilité à diriger son appareil, et qu’il peut,en outre, faire pins de travail, avec moins de fatigue.
Il sera facile de comprendre le mécanisme qu’il a appliqué à cet effet, etqui remplit parfaitement le but qu’il s’est proposé d’atteindre, en jetantles yeux sur le dessin, planche 11.
La fig. l re de ce dessin représente une élévation latérale de la charruetoute montée avec son avant-train, et le mécanisme nouveau dont nousvenons de parler. — La flg. 2 est un plan vu en dessus. — La fig. 3 estune section transversale faite suivant la ligne 1-2 du plan, mais sans cou-per les roues.
On voit par ces figures que, comme nous l’avons dit en commençant, lepremier perfectionnement que M. Ronnet a apporté à la charrue à avant-train, consiste dans la disposition de deux roues A et A' de diamètres dif-férents, montées sur des axes ou essieux B, B', non situés sur la mêmeligne, et tout à fait indépendanls. Ces roues, qui d’ailleurs peuvent êtreconstruites soit en fer, soit en bois et cerclées, soit en fonte d’une seulepièce, sont ajustées libres sur le bout tourné de ces essieux séparés.
Ceux-ci sont fixés, par l’autre extrémité, au moyen d’un écrou, à la pla-tine verticale en fer D, percée dans sa partie inférieure de deux trous,dont l’un est rond et l’autre oblong, pour former coulisse et permettre derégler exactement l’écartement qui doit exister entre les axes, et par suitela surélévation de l’une des roues par rapport à l’autre au-dessus de laligne de niveau. Cette disposition a l’avantage de rendre l’instrument ap-plicable sur les différents terrains en pente ou plus ou moins montueux.
La platine D n’est pas directement attachée à la haie C de la charrue,mais à la douille mobile E, au moyen d’une forte vis de pression c qui per-met de la régler à la hauteur voulue. Cette douille est susceptible de tour-ner sur elle-même dans une certaine limite, afin de permettre aux essieuxB, B / de s’obliquer d’une quantité plus ou moins grande, au lieu de rester