Band 
Tome septième.
Seite
142
JPEG-Download
 

12

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

chacune de 13 dragueurs. Ce sont des récipients en fer montés sur touril-lons libres qui, rencontrant à la partie supérieure un arrêt fixe, se déver-sent en cet endroit.

Le résultat obtenu est l’élévation de deux mètres cubes par minute, soit1,200 mètres par dix heures de travail avec une vitesse de 2 tours par minute.

Nous admettons volontiers la théorie de ces calculs, mais nous donnonsces chiffres sous toutes les réserves qui naissent habituellement par lapratique.

L’arbre horizontal qui donne le mouvement aux deux roues le reçoitlui-même d’une machine à vapeur ou de tout autre moteur, au moyen d’uneroue d’engrenage, et de plus en plaçant des roues ou des tambours sur leprolongement de cet arbre et en leur donnant une circonférence en rap-port avec l’épaisseur de la vase enlevée, le bateau avance au fur et àmesure que les dragueurs se remplissent. Par cette disposition , cet appa-reil peut naviguer à l’aide de ses roues et faire l’office de bateau à vapeur,il peut servir aussi à épuiser de grandes masses d’eau si l’on a la précau-tion de boucher les trous des récipients.

Chaque bateau est armé d’une paire de tenailles pour enlever les pieuxou pierres (1).

En 1829, M. Valcourt établit, pour approfondir les passes du Mississipi,les plans d’une drague dans laquelle il a introduit les changements et addi-tions suivants :

1° Porter l’extrémité inférieure des chapelets en avant de la proue pourque le bateau pût creuser son chemin dans un banc de sable à sec ;

2° Placer à l’arrière une roue à aubes, pour, au moyen de la machine àvapeur, transporter le bateau où l’on veut;

3° Disposer à l’avant une forte tenaille pour arracher les pieux, les chi-cots , etc , et une sonnette à déclic pour enfoncer les pieux;

4° Diminuer la hauteur à laquelle la drague de Paris élevait la terre,pour ensuite la faire glisser dans les bateaux à vase nommés marie-salopes;

5° Substituer la machine à haute pression et à détente, et des chau-dières cylindriques, à la machine à basse pression et à la chaudière entombeau de la drague anglaise ;

6° Enfin changer le mode de transmission de mouvement, supprimertoutes les roues dentées, et n’employer que la chaîne brevetée de M. Pec-queur, et les courroies.

L’arbre à manivelle est composé de trois parties placées bout à bout etne faisant à volonté qu’un seul corps au moyen d’embrayages convenables.La partie intermédiaire portant la manivelle et le volant est munie de deuxpoulies; l’une commandant par une poulie plus grande l’arbre du treuilsur lequel s’enroulent les grelins qui font avancer successivement le bateau ;l’autre faisant mouvoir de la même manière l’axe des roues à aubes. Ces

(1) Brevets expirés, tome xxxii, page I5S.