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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Il n’est pas à notre connaissance qu’aucun des moyens ci-dessus ait étéappliqué en grand (I).

M. Bonniot a imaginé en 1833 un nouveau genre de moteur destiné âremplacer les grandes roues à chevilles, employées habituellement pourl’extraction des pierres ou des terrassements. Ce moteur, qu’il appelle roueconique destinée à effectuer de grands travaux, est assez particulier ; il peutse prêter à une infinité d’emplois et rendre réellement des services : c’estau point de vue du dragage que nous allons l’examiner.

La roue conique ou le moteur proprement dit se compose d’un essieuprincipal sur lequel sont montés trois plateaux circulaires, mais inégauxen diamètre, un à chaque extrémité et l’autre au milieu ; ces plateaux sontliés entre eux dans le sens longitudinal de la roue par des rayons espacésmoyennement de 20 centimètres. Ces rayons servent de marches pour lespieds des ouvriers, qui montent successivement à mesure que la rouetourne, comme les marches d’un escalier. Une traverse sert à appuyer lesmains des hommes, afin de leur procurer plus de stabilité et leur per-mettre de se porter vers le grand ou le petit axe de la roue, selon qu’ilséprouvent plus ou moins de résistance : c’est pour cela que l’auteur aadopté la forme conique; comme aussi pour obtenir des vitesses différentesen faisant passer des courroies sur l’un ou l’autre de ces plateaux.

Pour appliquer la roue conique à la drague à chapelet pour le curage etl’approfondissement des ports et rivières, on l’établira, indique M. Bon-niot, en travers d’un bateau plat et au milieu de sa longueur.

L’essieu étant prolongé du côté du petit diamètre et en saillie sur la facelatérale du bateau, portera un tambour polygonal sur lequel circulera ladouble chaîne sans fin, garnie de godets et roulant par le plan incliné,suivant le système usité.

Quoique l’action de cette machine soit moins intense que celle desdragues mues par la vapeur, elle peut néanmoins rendre de grands servicesdans beaucoup de circonstances, par la simplicité, la modicité des fraisd’établissement et la facilité de la monter sur toutes sortes de bateauxpour la démonter ensuite.

Dans le cas d’une résistance presque absolue, les hommes peuvent s’ar-rêter, tâter, tourner le point résistant, affouiller à l’entour pour le déraci-ner, tandis que dans le même cas, la force de la vapeur brise souvent lamachine.

C’est surtout pour le curage des ports de marées qu’une drague mue pardes hommes est avantageuse, attendu les fréquentes interruptions de tra-vail par suite des intempéries et du flux et du reflux (2).

Sous le titre de Bateau-Rabot propre à creuser les ports et les rivières,MM. Charles et Mutel, de Bordeaux , prirent, le 19 août 1833, un brevet

[1) Brevets expires, lome xxxvi, pas. 303, et tome xxxvm, pag. 74.

(2) ld. t tome lxvii, page •