MACHINES A FORER LES CUIRS,
PBOPBES A LA FABB1GATÏON
DES FOURREAUX DE SABRE, DES GAIES,CKÂVACHES, ÉTUIS, GIBERNES, CHAUSSURES. TUYAUX, ETC,,
(PLANCHE 15.)
M. Pecqueur est un ingénieur mécanicien d’une grande réputation, quis’est constamment distingué par des inventions très-remarquables. C’est unde ces rares génies à qui il semble qu’il doive suffire de poser des pro-blèmes mécaniques, pour les résoudre par des moyens rationnels. Aussion lui doit des découvertes fort intéressantes qui ont été, à diversesépoques, l’objet de rapports favorables et spéciaux.
On a pu examiner avec beaucoup d’intérêt, à l’Exposition dernière, sonnouveau métier à faire les filets de pêche, qui jusqu’ici avaient été constam-ment exécutés à la main; son régulateur à mouvement différentiel, quenous aurons l’occasion de décrire ; et ses curieuses machines dites à forerles cuirs, avec lesquelles une fabrique importante s’est formée depuis deuxans, à Paris , pour confectionner diverses espèces d’objets, tels que deschaussures, des fourreaux de sabres, des gaines, des casques, des gourdes,des tuyaux, etc., sans aucune couture et en même temps sans collage.
Ces machines sont surtout remarquables par les mouvements ingénieuxqui y sont appliqués et par les diverses applications qu’elles permettent defaire, avec une précision, une exactitude mathématiques.
L’idée de forer le cuir, c’est-à-dire de le fendre par le milieu de sonépaisseur, de manière à l’ouvrir, sans le découper sur les côtés, ne paraîtpas être une idée nouvelle ; en effet, on trouve dans le ix e vol. (l rc série)d’un journal anglais intitulé : The London journal of arts , et qui a paru