226
PUBLICATION INDUSTRIELLE
Et les fig. 17 à 19, les détails du longeron extérieur qu’on suppose retirédans la vue extérieure fig. l te .
Toutes les vues d’ensemble et fragments d’ensemble sont dessinés àl’échelle de 1 /20 e ; les détails fig. 7 à 11 au 1 /15 e .
Nous mentionnerons à présent, pour n’y revenir qu’à la fin de cette des-cription, que chacune des vues d’ensemble est accompagnée du systèmede balances de MM. Sagnier et Comp.
des roues en fer et DE leurs essieux. — Une des particularités les plusremarquables des locomotives que nous décrivons est le grand diamètre etla disposition des roues motrices. Ces roues, que nous désignons par lalettre U 2 sont établies à l’arrière du foyer et forgées entièrement d’un seulmorceau dans les ateliers de MM. Cail et C e , à Denain (Nord ). Leur exécu-tion, envisagée sous le double point de vue du travail et de la solidité, afait l’admiration des visiteurs de l’Exposition dernière. Les rayons d 3 , àsection rectangulaire, sont au nombre de vingt.
L’essieu V / qui les réunit est renflé aux extrémités ; la solidarité est éta-blie au moyen de deux clavettes à angle droit, chassées à chaud et à mi-fer. Un renflement forgé avec le moyeu, et formant ainsi manivelle, reçoitle bouton m ', qui, au lieu de se terminer à l’extérieur des bielles, formeau contraire un coude V" recevant les deux excentriques de marche enavant et de marche en arrière H' et H 2 .
Cette disposition est très-convenable ; elle permet de diminuer le dia-mètre des excentriques et par suite le frottement de leurs colliers, d’êtrevérifiée à chaque voyage et réparée sans difficultés. Il y a déjà quelquesannées que les ingénieurs américains, et notamment M. Norris, ont ima-giné de placer leurs roues motrices à l’arrière avec l’addition à l’avantd’une couple de roues formant avant-train. Cette disposition figure sur lemodèle déposé au musée de la marine depuis 1846.
M. Sangnier, actuellement ingénieur des ateliers du chemin de Paris àLyon , a dès 1840 fait établir un modèle où l’on retrouve en principe laplupart des avantages dus à la disposition que nous venons de décrire. C’estle premier qui ait eu l’idée de placer les roues motrices à l’arrière; l'axede celles-ci est à la vérité en dedans du foyer, mais si cet arrangement pré-sente, suivant des ingénieurs, quelques inconvénients, il offre au moinsdes avantages relatifs au déraillement possible dans les courbes à petitsrayons et aux conditions de liberté et de sécurité du mécanicien (1). L’idéede placer ainsi les roues motrices a suggéré à M. Sangnier la pensée d’éta-blir le mouvement de distribution à l’extérieur, que nous retrouvons dansla machine système Crampton. Seulement, au lieu d’excentriques, c’estsimplement deux manivelles qui font fonctionner le relevage. Cette der-nière idée est dans ce cas plus simple et plus rationnelle.
(1) Dans les machines-Oampton, la plaie-forme du mécanicien est flanquée des deux roues motricesqui emboîtent celui-ci et nuisent à son déplacement.