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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
par la boîte à feu ou le foyer et de l’autre par la boîte à fumée. Intérieurement elleest garnie, comme on sait, de tubes qui occupent environ les deux tiers de sa capa-cité; c’est dans l’intérieur de ces tubes que circulent l’air chaud et les gaz quis’échappent dans la cheminée. La boîte à feu est construite habituellement en fortcuivre rouge ; recouverte par une deuxième enveloppe en tôle, elle est, comme tousles tubes, entourée d'eau pour produire la vapeur avec rapidité.
La surface de chauffe des chaudières de la locomotive varie de 35 à 180 mètresquarrés. La force de la machine est déterminée par la facilité ou la capacité degénération de la vapeur dans la chaudière; quelle que soit la dimension des cylin-dres, s’ils ne sont pas alimentés par un jet de vapeur à une température convenable,le rendement réel est inférieur à la force nominale : de là, l’importance des chau-dières construites dans de bonnes conditions évaporatoires.
Dans la machine Crampton, la chaudière n’est pas cylindrique ; sa section formeun ovale, peu prononcé il est vrai, mais permettant néanmoins d’y loger uneplus grande quantité de tubes, sans augmenter la largeur extérieure; ces tubesreposent vers leur milieu sur une plaque percée s" qui empêche leur affaissementprobable. Toute la capacité est pourvue suffisamment d’entretoises pour qu’on n’aità craindre aucune rupture ni déchirement.
Cheminée, M, chimney. — La cheminée est déterminée en dimensions, pourchaque machine, de manière à activer conjointement avec le tuyau d’échappement,la combustion du coke. Nous avons expliqué, V e volume, page 42, l’action physiquequi produisait ce tirage artificiel ; nous n’y reviendrons pas aujourd’hui. A ce sujet,néanmoins, nous mentionnerons une partie du travail dû à M. Cadiat aîné, ingé-nieur, et relatif au moyen d’utiliser le travail mécanique employé pour produire letirage dans le foyer des locomotives.
« Dans tous les foyers, dit l’auteur, le tirage est le produit d’un travail méca-nique effectué par la chaleur ou par tout autre agent. Ce travail est souvent consi-dérable, il absorbe quelquefois une grande partie de la puissance totale développéepar le combustible. Dans les locomotives surtout il diminue énormément le travailutilisé, c’est-à-dire, le travail qui opère la traction des convois. Jusqu’ici on paraîts’être peu occupé de rechercher s’il n’y avait pas quelque possibilité de réduire cetteperte, ou quelque moyen d’appliquer à la traction une partie du travail uniquementdépensé pour donner le mouvement à la fumée.
Cependant une telle recherche est importante, puisque dans les locomotives, letravail mécanique employé à produire le tirage est ordinairement de quarante àcinquante chevaux, et dans certaines locomotives il s’élève jusqu’à cent chevaux (1).Cette puissance énorme, consommée en pure perte pour la traction, se retrouvanten partie dans la masse de fluide mise en mouvement, m’a paru susceptible d’êtreutilisée. En effet, aux yeux du mécanicien, une masse pesante en mouvement, qu’ellesoit solide, liquide ou gazeuse, ne représente qu’un travail mécanique accumulé,qu’il est toujours possible, théoriquement parlant, de transformer et d’utiliser. Ilne s’agit pour y parvenir que de faire un choix judicieux parmi les machines ou ré-cepteurs les plus propres à transformer le travail.
Le moyen qui m’a paru le plus sûr, pour utiliser la force vive dont la fumée est
(I) Ce travail ne paraîtra pas exagéré si l’on considère la grande vitesse de ces moteurs et la hautetension de la vap ur qui les met en mouvement. Dans les machines Crampton, cette évaluation nedépasserait pas le cinquième de la puissance totale. — Ar.