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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

par la boîte à feu ou le foyer et de lautre par la boîte à fumée. Intérieurement elleest garnie, comme on sait, de tubes qui occupent environ les deux tiers de sa capa-cité; cest dans lintérieur de ces tubes que circulent lair chaud et les gaz quiséchappent dans la cheminée. La boîte à feu est construite habituellement en fortcuivre rouge ; recouverte par une deuxième enveloppe en tôle, elle est, comme tousles tubes, entourée d'eau pour produire la vapeur avec rapidité.

La surface de chauffe des chaudières de la locomotive varie de 35 à 180 mètresquarrés. La force de la machine est déterminée par la facilité ou la capacité degénération de la vapeur dans la chaudière; quelle que soit la dimension des cylin-dres, sils ne sont pas alimentés par un jet de vapeur à une température convenable,le rendement réel est inférieur à la force nominale : de, limportance des chau-dières construites dans de bonnes conditions évaporatoires.

Dans la machine Crampton, la chaudière nest pas cylindrique ; sa section formeun ovale, peu prononcé il est vrai, mais permettant néanmoins dy loger uneplus grande quantité de tubes, sans augmenter la largeur extérieure; ces tubesreposent vers leur milieu sur une plaque percée s" qui empêche leur affaissementprobable. Toute la capacité est pourvue suffisamment dentretoises pour quon naità craindre aucune rupture ni déchirement.

Cheminée, M, chimney. La cheminée est déterminée en dimensions, pourchaque machine, de manière à activer conjointement avec le tuyau déchappement,la combustion du coke. Nous avons expliqué, V e volume, page 42, laction physiquequi produisait ce tirage artificiel ; nous ny reviendrons pas aujourdhui. A ce sujet,néanmoins, nous mentionnerons une partie du travail à M. Cadiat aîné, ingé-nieur, et relatif au moyen dutiliser le travail mécanique employé pour produire letirage dans le foyer des locomotives.

« Dans tous les foyers, dit lauteur, le tirage est le produit dun travail méca-nique effectué par la chaleur ou par tout autre agent. Ce travail est souvent consi-dérable, il absorbe quelquefois une grande partie de la puissance totale développéepar le combustible. Dans les locomotives surtout il diminue énormément le travailutilisé, cest-à-dire, le travail qui opère la traction des convois. Jusquici on paraîtsêtre peu occupé de rechercher sil ny avait pas quelque possibilité de réduire cetteperte, ou quelque moyen dappliquer à la traction une partie du travail uniquementdépensé pour donner le mouvement à la fumée.

Cependant une telle recherche est importante, puisque dans les locomotives, letravail mécanique employé à produire le tirage est ordinairement de quarante àcinquante chevaux, et dans certaines locomotives il sélève jusquà cent chevaux (1).Cette puissance énorme, consommée en pure perte pour la traction, se retrouvanten partie dans la masse de fluide mise en mouvement, ma paru susceptible dêtreutilisée. En effet, aux yeux du mécanicien, une masse pesante en mouvement, quellesoit solide, liquide ou gazeuse, ne représente quun travail mécanique accumulé,quil est toujours possible, théoriquement parlant, de transformer et dutiliser. Ilne sagit pour y parvenir que de faire un choix judicieux parmi les machines ou ré-cepteurs les plus propres à transformer le travail.

Le moyen qui ma paru le plus sûr, pour utiliser la force vive dont la fumée est

(I) Ce travail ne paraîtra pas exagéré si lon considère la grande vitesse de ces moteurs et la hautetension de la vap ur qui les met en mouvement. Dans les machines Crampton, cette évaluation nedépasserait pas le cinquième de la puissance totale. Ar.