PUBLICATION INDUSTRIELLE. 259
dent que la vitesse doit être notablement plus considérable pour le sapinque pour le chêne.
Or, supposons que la rotation de ce rouleau soit seulement de vingt ré-volutions par minute, comme son diamètre est de 0“ 260, la vitesse à lacirconférence est de
0 m 260x3.1446x20=16 mètres 34 par Met par heure de 16.34x60=980 mètres.
Par conséquent, la longueur développée des frises, en dix heures de tra-vail, serait
de 980x10=9,800 mètres,
soit 4,900 frises de 2 mètres de long.
Avec une vitesse de trente tours par minute imprimée au rouleau can-nelé, le travail serait moitié plus considérable,
soit 9,800+4,900=14,700 mètres.
En voyant de tels résultats, on doit évidemment reconnaître que desmachines de ce genre sont appelées à répandre, dans un grand nombre delocalités, l’application des parquets, puisqu’elles permettront d’arriver àréduire considérablement le prix de main-d’œuvre de ces derniers.
Le tribunal civil de la Seine vient de rendre, dans une de ses dernières au-diences, un jugement sur la portée duquel nous croyons devoir appeler l’attentiondes inventeurs et des propriétaires de brevets d’invention.
L’article 32 de la loi du 5 juillet 1844 prononce la déchéance du brevet, lorsquele breveté néglige d'acquitter l’annuité avant le commencement de chacune desannées de la durée de son brevet. Or, le tribunal a décidé que le brevet n’était pasrelevé de sa déchéance par le paiement de l’annuité fait postérieurement à l’époquefixée par la loi, quand bien même il aurait eu lieu antérieurement à toute demandeen déchéance formée par des tiers.