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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

rence, en même temps, et que, dun autre côté, elle rend la surface exté-rieure des dents parfaitement cylindrique. Or, pour cette dernière cond -tion seule, la machine est déjà très-utile, car les bons filateurs lont reconnudepuis longtemps, on ne saurait trop apporter de précision dans lexécu-tion de cylindres cannelés, surtout de ceux qui sont destinés aux métiersfilant des numéros très-fins. Si les cylindres ne sont pas exactement demême diamètre sur toute leur longueur, on obtient des différences dansla grosseur des fils; et dans une fabrication bien faite, il ne faut pas dir-régularité, dinégalité dans les numéros.

Ainsi, en faisant passer une bague en acier trempé, et lisse intérieure-ment, sur un cylindre cannelé, et en la tirant sur la longueur de celui-ci,son arête tranchante enlève toutes les parties de la surface qui excèdentson diamètre, de telle sorte quen quelques passes, et parfois même en uneseule, on a rendu le cylindre parfaitement dégal diamètre dans toute sonétendue.

On comprend que ce calibrage est surtout nécessaire sur des cylindresqui ont été cannelés par les moyens ordinaires ; mais quand les cannelureselles-mêmes ont été faites au moyen de bagues dentelées à lintérieur, etque lon a fait fonctionner comme la bague lisse, il peut être inutile de seservir de celle-ci autrement que pour ébarber les arêtes extérieures. Avecplusieurs bagues différentes, on forme aisément toutes les cannelures,parce que les premières les commencent, tandis que les dernières lesachèvent complètement; il en résulte que les cannelures sont tout à faitrégulières et de même diamètre partout.

Les bagues qui servent à canneler ou à calibrer sont ajustées et tenuessolidement dans un support à chariot qui marche horizontalement, guidépar deux colonnes parallèles et entraîné par la rotation dune longue visde rappel. Les cylindres sont fixes, portés non-seulement par leur extré-mité, mais encore, au besoin, par des poupées à lunettes, quand ils présen-tent une certaine longueur.

DESCRIPTION DE LA MACHINE A CANNELER,

BEPBÉSENTÉE FIG. 1 A 6, PL. 22.

La fig. l re de ce dessin est une élévation longitudinale de la machinetoute montée ; la fig. 2 en est un plan général vu en dessus, et la fig. 3 enest une vue par bout.

Elle se compose, comme parties fixes, de deux longues colonnes hori-zontales en fer A , placées dans le même plan et retenues solidement parde forts écrous à la partie supérieure des châssis ou pieds en fonte BB',reliés vers le milieu de leur hauteur par les entretoises en fer D, et que lonboulonne simplement, soit sur des dés en pierre, soit sur des charpentes C,incrustées dans le sol.

Pour les parties mobiles, au milieu de lespace libre laissé entre les deux