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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

indique bien aussi quand le niveau de l’eau dans la chaudière est trop bas.La tige c, qui, à l’extrémité supérieure est attachée à la chaîne à contre-poids I, et porte le flotteur à son extrémité inférieure, est munie de deuxparties coniques d, d', qui s’appliquent successivement sur les sièges de lacolonne creuse J, laquelle est fondue avec la douille horizontale A for-mant sifflet et avec le support K de la poulie à gorge L.

Il est aisé de concevoir que, par cette disposition, lorsque le flotteurrenfermé dans la chaudière descend par un abaissement d’eau, la tige cdescend aussi, et sa soupape inférieure d découvre l’orifice qui permet à lavapeur de s’échapper; mais sa course est limitée, parce que la soupapesupérieure d ! repose alors sur son siège, et au contraire, lorsque le niveaus’élève au-dessus, la même soupape d ferme tout passage.

M. Lethuillier exécute de ces sifflets, qui préviennent aussi bien quandil y a trop d’eau dans la chaudière que lorsqu’il n’y en a pas assez.

Sifflets avertisseurs a sons variables. — Ce mécanicien a cons-truit également des sifflets avertisseurs proprement dits, spécialement des-tinés aux locomotives et aux bateaux à vapeur, et établis, au reste, sur lemême principe que les précédents, mais avec cette différence toutefoisqu’ils fonctionnent à la main ; et un grand nombre d’entre eux, au lieud’être simples, sont réellement multiples; c’est-à-dire que la vapeur peutsortir à la fois par plusieurs orifices et agir comme s’il y avait plusieurs sif-flets réunis.

Les fig. 13 et 14 représentent, en coupes verticale et horizontale, unsystème de sifflet à trois cloches pouvant produire des sons différents.

Il se compose de la réunion de trois cylindres creux A fondus ensemble,et ayant chacun leurs ouvertures latérales a exactement en regard des ori-fices b pratiqués dans la base circulaire B, qui porte le tout. Cette basereçoit en dessous un petit robinet M, que l’on fait simplement tourner à lamain, quand on veut siffler, à l’aide de la manivelle à trois poignées N,fig. 15. On visse, on boulonne, si on le juge convenable, l’appareil directe-ment sur la chaudière, ou on le rapporte par un tuyau.

Par la disposition des orifices pratiqués au robinet, on peut à volontémettre une seule ouverture a en communication avec la chaudière ou bienles trois ensemble; il suffit pour cela de tourner la manivelle de telle sorteque l’une des poignées soit verticale ; ces poignées sont de forme diffé-rente, comme le montre la fig. 15, pour qu’on puisse toujours les distinguer.

Les sons produits, lorsque le robinet est entièrement ouvert, par l’effetde la vapeur qui agit à la fois sur les différentes ouvertures opposées,sont tellement considérables, que, dans des temps calmes, ils peuvent s’en-tendre à plus de 10 kilomètres de distance, ce qui est d’un grand intérêtpour les chemins de fer et la navigation, parce qu’il permet de prévenirassez longtemps à l’avance et d’éviter des accidents. On emploie aujour-d’hui ce système de sifflet avertisseur sur les locomotives en mouvementdans les gares et pour les trains de marchandises.