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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 309

ou de 7 mi11 - de chaîne. Un tissu est d’autant mieux apprécié qu’il variemoins dans le nombre adopté.

Pour atteindre ce but, voici les procédés en usage aujourd’hui : l’en-souple de chaîne porte à son extrémité une poulie en bois sur laquellepasse une corde dont une extrémité est attachée au bâtis du métier; l’autreextrémité porte un poids variable à volonté. Cette corde n’est autre chosequ’un frein qui s’oppose plus ou moins au déroulement de la chaîne , etdont le poids, chargé par tâtonnement, équilibre le déroulement de lachaîne dans un certain rapport (1 /20 e de quart de pouce, ou 1/3 de millim.par exemple), toutes les fois que le battant comprime la trame. Au fur et àmesure que la chaîne se déroule, la toile vient s’enrouler sur une ensouplemise en mouvement par un rochet dont le principe d’action peut être repré-senté par un poids sollicitant constamment l’ensouple.

Ce simple aperçu suffit pour reconnaître tout ce qu’il y a de vicieux dansle métier à tisser tel qu’il existe aujourd’hui, et dont les inconvénients prin-cipaux sont :

L’intensité de la friction exercée sur l’ensouple peut être modifiée subi-tement: 1° par l’hygrométrie de l’atmosphère; 2° par les aspérités des sur-faces en contact. Son effet varie également lorsque le diamètre de l’ensoupledécroît par suite du déroulement de la chaîne. L’attention du tisserand etdes contre-maîtres qui le surveillent doit donc être portée constamment àcombattre ces inconvénients qui sont majeurs, et à diminuer le poids dela friction à mesure que le diamètre de l’ensouple décroît. Tout le tissageest là ; la réputation des fabricants dépend de cette lutte continuelle.

A ces divers obstacles vient encore se joindre la supercherie del’ouvrier, qui, étant payé au mètre courant, est intéressé à faire ses toileslégères.

Mais, quelle que soit la vigilance du fabricant, il doit se résigner à uneirrégularité inévitable, souvent de plusieurs fils par centimètre, laquellecompromet singulièrement la quantité de ses produits, et l’empêche d’éta-blir à l’avance un prix de revient assuré.

On a tenté bien des moyens pour remédier à l’imperfection du métier àtisser; un seul a survécu, quoiqu’il soit encore bien éloigné du but.

Ce procédé consiste à comprimer la toile entre des laminoirs qui, étantmus par un mouvement uniforme, font dérouler à chaque coup de battantune quantité de chaîne constante. Ce moyen réussit assez bien pour lestoiles très-légères, à cette condition toutefois que, pour conserver à lachaîne une tension constante, on diminuera le poids de la friction à mesureque le diamètre de l’ensouple de chaîne décroîtra. Aussitôt qu’on tisse unetoile assez légère pour que les fils de trame soient comprimés, les lami-noirs ne peuvent plus fonctionner. En voici la cause :

Supposons qu’on veuille faire une toile de 25 fils au centimètre ; onréglera alors le mouvement du laminoir de manière qu’à chaque coup debattant il tire un vingt-cinquième de centimètre. Le laminoir agit, le bat-