PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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plus ou moins encollée, et enroulée presque toujours excentriquement.
Il faut donc que le mouvement de l’ensouple soit soumis à l’action d’unorgane entièrement lié aux variations du diamètre quelles quelles soient.Cet organe est le levier de M. Laurent, reposant sur l'ensouple.
L’agent intermédiaire entre le rochet et l’engrenage faisant mouvoirl’ensouple et le levier, doit nécessairement agir suivant la loi du décrois-sement du diamètre de l’ensouple à chaque révolution ; cette loi est im-muable, une seule ligne la représente, et c’est une courbe. Cette courbeest une hyperbole.
Ajoutons que le régulateur de M. Laurent se complète par un petit mé-canisme qui peut s’adapter à l’ensouple de toile, afin de maintenir cons-tante la tension de la chaîne. Ce mécanisme peut être supprimé sansinconvénient.
Quant aux résultats que M. Laurent obtient, ils donnent une régularitéabsolue , à une fraction de fil si on le désire , sans ennui et sans aucunesurveillance.
Le constructeur peut vendre chaque appareil pour une somme de 50 francs.
Ajoutons encore que la régularité que l’on obtient change tout à faitl’apparence du tissu, et produit, sur les métiers ordinaires, une économiesur la matière première variant de 2 à 7 p. 100, suivant la force des toiles.
Ainsi les avantages résultant de l’application de ce régulateur sont :
1° Prix de revient assuré pour le fabricant, condition d’autant plus im-portante aujourd’hui que l’état actuel de l’industrie ne comporte qu’unelégère différence entre le prix de vente et le prix de revient;
2° Economie sur la matière première, qui, dans un certain temps, couvrele prix d’achat de l’appareil.
3° Vente facile des produits par suite de la régularité parfaite que l’ondonne aux tissus;
4° Économie dans les frais de fabrication, parce que tel personnel quisurveille aujourd’hui 100 métiers, pourra en surveiller le double s’ils sontpourvus de régulateurs;
5° Bénéfice des consommateurs; voici pourquoi : lorsqu’un acheteur seprocure une toile classée comme ayant 30 fils au centimètre, par exemple,ce nombre de duites n’est jamais exact dans toutes les parties de la toile;ainsi on peut dire que ce nombre est une moyenne entre 27 et 33. Dèslors l’acheteur paie comme ayant une résistance de 30 fils une toile quidans bien des parties n’en a que 27, et souvent même 25. Il n’en est pasde même pour les toiles tissées avec le régulateur de M. Laurent, parcequ’elles portent un nombre de duites constant dans toutes les parties de lapièce.
Au tisserand habitué au métier ordinaire et n’ayant pas vu fonctionnerle régulateur, il semble au premier abord que les fils de la chaîne doiventêtre plus fatigués par suite de l’application de l’engrenage à l’ensouple.C’est une erreur que l’expérience démontre d’une manière irrécusable.