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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
L’ensouple n’est jamais complètement rigide, et l’élasticité de la chaînedans les lisses est grandement suffisante.
Il ressort donc de là que cet appareil, tout en paraissant peu importantau premier coup d’œil, est appelé à rendre des services réels à l’une desbranches les plus considérables de notre industrie des tissus.
DESCRIPTION DU RÉGULATEUR,
BEPBÉSENTÉ FIO. 1 A 10 , PL. 23.
Nous avons exposé le principe du régulateur de M. Laurent, nous allonsmaintenant examiner en détail toutes ses parties constitutives.
La fig. 1 représente l’élévation d’un fragment de métier mécanique quel-conque à tisser, auquel se trouve adapté le régulateur.
La fig. 2 est le plan de ce même fragment.
La fig. 3 est une vue de face du régulateur proprement dit, tout montéet prêt à fonctionner.
Les fig. 4 et 5 en représentent les projections horizontale et latérale.
Et les fig. 6 à 8 les détails principaux.
Le métier à tisser qui reçoit l’application d’un tel régulateur ne subitaucun changement dans sa construction ; il supprime le frein qui retientd’ordinaire l’ensouple de chaîne et le remplace, à l’extrémité de cet en-souple, par un engrenage a commandé par une vis sans fin b. Cet engre-nage est monté sur un canon incrusté, de manière à être embrassé par uncollier E monté au bâtis F, et la vis qui le commande peut tourner dansun support F' fixé au bâtis, tout en restant maintenue à sa partie inférieurepar un écrou e qui l’empêche de se soulever. Sa tige supérieure est sur-montée d’un moulinet / à plusieurs branches, sur lequel l’ouvrier peutagir au besoin comme sur un volant ou manivelle, tandis que sa partieinférieure reçoit une petite poulie creuse g qui y est assujétie au moyend’une vis de pression. Un levier h, se réunissant à brisure en i avec le brasdont la douille tourne librement autour de la vis b, porte deux sailliesdans lesquelles entre le rebord de la poulie, et au moyen desquelles il l’en-traîne à la manière d’un rochet lorsqu’on pousse ce levier en appuyant surson extrémité. Un autre levier horizontal l, tournant librement sur la tigede vis b, porte une saillie l, qui vient appuyer sur l’extrémité du levier A,et l’entraîne dans son mouvement lorsqu’il le rencontre.
Le mouvement se transmet des poulies de commande q et q' aux diffé-rentes pièces que nous venons d’examiner, par une petite manivelle n etune bielle m ; mais comme l’extrémité du levier / décrit dans son mouve-ment un arc de cercle, on a relié ces trois pièces par un tourillon o et unecharnière p, afin de rendre libres tous leurs mouvements.
Examinons maintenant le mouvement de ces différentes pièces. Lorsque,dans la rotation de la manivelle n et par l’intermédiaire de la bielle m, lelevier rotatif l vient rencontrer l’extrémité du bras articulé h, celui-ci,