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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Lorsque Woolf proposa son système de machine à deux cylindres, onconnaissait peu les effets de l’expansion de la vapeur, quoique cependantle célèbre Watt en ait prévu l’application. Mais quand on eut compris quela vapeur qui avait produit la première action dans le petit cylindre, étaitencore capable, en se détendant, de faire marcher le piston du grand cy-lindre, et d’ajouter ainsi considérablement à la force de la machine, onchercha alors à produire le même effet dans un seul cylindre, en in-terrompant l’introduction de la vapeur, avant que le piston n’arrive àl’extrémité de sa course.

Il en est résulté que l’on s’est plus occupé naturellement des machines àun seul cylindre, comme paraissant plus simples, que de celles à deuxcylindres. Cependant, il faut le dire, on n’est pas généralement d’accordsur la préférence à donner à l’un ou à l’autre système; tantôt on objecteque si le premier est plus économique de construction, toutes choses éga-les d’ailleurs, il ne permet pas d’obtenir un mouvement aussi régulier, àmoins que de donner au volant une puissance exagérée, surtout lorsqu’onveut marcher à de grandes détentes ; tantôt on trouve le second systèmeplus compliqué, plus dispendieux, mais aussi plus avantageux sous d’autresrapports, en n’exigeant qu’un volant très-faible, comparativement, pourla régularité de mouvement qu’on peut désirer, et en permettant de mar-cher à des degrés d’expansion très-élevés.

Des machines à deux cylindres bien exécutées, avec de bons matériaux,et assises solidement, ont démontré quelles pouvaient durer fort long-temps sans exiger de réparations, en marchant constamment avec la mômerégularité. C’est à tel point qu'en Alsace , on cite de ces machines quifonctionnent sans cesse en comparaison avec des horloges et qu’elles peu-vent, à l’aide de compteurs, indiquer les heures par le nombre de coups depiston; condition très-intéressante, si, comme nous l’avons dit, on jugeen raison du travail fait, c’est-à-dire en mettant en rapport le temps et lavitesse des organes.

La plus grande partie des machines à deux cylindres sont à balancier,avec colonnes ou avec châssis en fonte pour supporter l’axe de celui-ci. Ona suivi à cet égard les modèles de Watt et de Woolf, à l’exception de cer-taines modifications apportées dans les détails de construction. Ce système,qui est évidemment le plus répandu, n’est cependant pas le plus économi-que, en ce qu’il demande, pour être bien assis, des fondations profondeset souvent coûteuses, à cause de la grande hauteur qu’il occupe au-dessusdu sol, surtout lorsque la puissance de la machine est considérable, qu’elledépasse, par exemple, 18 à 20 chevaux; le parallélogramme est lui-mêmetrès-compliqué, très-difficile, et veut qu’on apporte aussi beaucoup desoin dans l’exécution. Mais disons, du reste, que plusieurs de nos con-structeurs se sont réellement distingués dans ce genre, en établissant desappareils qui sont très-remarquables et qui ne laissent véritablement rienà désirer. Aussi nous avons cru nécessaire d’en faire connaître les diverses