PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Ala partie inférieure de la bielle sont aussi ajustés des coussinets en bronzequi embrassent le bouton zJ de la manivelle en fonte R 2 ; ces coussinetssont serrés par les côtés au moyen de coins à vis u (fig. 7). Cette disposi-tion a l’avantage de ne pas changer la position du centre des coussinelslorsqu’on est obligé de les rapprocher après un certain temps de travail, etde conserver par suite toujours la même longueur à la bielle, car on a com-pris sans doute que lorsqu’on serre de même les coussinets supérieurs quiembrassent le tourillon t ', on peut toujours récupérer la différence duserrage par les chapes en fer s dont on fixe exactement la position avecleurs écrous.
Nous remarquons qu’en général toutes les clavettes de serrage appli-quées dans cette machine sont à vis et à écrous, telles sont les différentespièces O, O', et o du parallélogramme et celles o 7 des tiges n' des pompesalimentaires. Ce mode de construction de clavettes à vis a l’avantage d’êtrebeaucoup plus propre et plus solide que les simples clavettes ordinaires,et de permettre de toujours serrer au degré convenable sans effort, sanschoc, puisqu’il suffit de tourner leur écrou avec une petite clé au lieu defrapper sur leur tête avec un marteau.
Pour que la bielle présente une grande longueur par rapport à la ma-nivelle, l’arbre de celle-ci se trouve sensiblement en contre-bas de la pla-que de fondation ; ses paliers X et X' sont alors scellés sur des pierres detaille qui se relient, du reste, avec le massif de toute la machine; cettedisposition a permis de donner à la bielle une longueur au moins égale àsix fois la manivelle. *
Mouvement par courroies. — La transmission de mouvement del’arbre moteur se fait au moyen de deux larges et grandes poulies U, U'ayant ensemble une largeur totale de 0 m 530 et fondues en quatre pièces,dont deux demi-couronnes forment la jante entière avec un rebord sail-lant vers le milieu pour séparer les deux courroies qui doivent embrasserleur circonférence. Elle est boulonnée par des oreilles ménagées à l’inté-rieur aux extrémités des bras, lesquels sont fondus avec le moyeu. Levolant V monté sur le même arbre à côté de ces poulies est aussi fait endeux pièces et son moyeu est fretté de chaque côté par des cercles en fer.
Condenseur, pompes a air et alimentaires. — Nous avons vu queles cylindres à vapeur et leurs enveloppes ainsi que les deux châssis defonte S portant l’axe du balancier sont boulonnés sur la plaque d’assisecreuse L qui sert en même temps de récipient pour la condensation de lavapeur; c’est au-dessous de cette plaque que se boulonne le condenseurproprement dit H, qui n’a pu être indiqué sur la fig. l le qu’en lignes ponc-tuées. Dans cette capacité plonge en partie la pompe à air I, fondue avecune bride circulaire qui se boulonne au-dessus de la plaque ; la partie su-périeure de cette pompe est en communication par le conduit en fonte Javec la cuvette ou bâche H 7 , qui reçoit ainsi à chaque coup de piston toutel’eau provenant de la condensation.