PUBLICATION INDUSTRIELLE.
349
De cette quantité de travail nous avons à déduire la pression opposée à lamarche du grand piston, laquelle résulte du défaut de vide qui n’est jamaisfait d’une manière complète, et que l’on estime habituellement, au maxi-mum, de 0M5 par cent, quarré,
soit, alors de 0 k -15 X 1647 e -i- 49=247 k -12,et par suite 247,12x1'” 10=271,84 kilogrammèlres,à déduire de 3254 kilogrammètres,ce qui donne, en résumé,
3254—271,84=2982 kilogrammèlres,
pour le travail total à chaque coup simple de piston.
Puisque l’arbre de la machine fait 27,5 révolutions par minute, ce quicorrespond à 55 coups de piston dans le même temps,
on a donc : 2982x55=104010 kilogrammètres par
et comme la force d’un cheval vapeur est égale à 75 k - m x60=4500 k m ,
le travail théorique en chevaux est donc= ^ —=36 chev - 4.
4500
En admettant, comme cela doit être pour les machines en bon état d’en-tretien , que le travail effectif à l’arbre du volant soit seulement égal aux4/10° de ce travail théorique des pistons (I), on a encore pour cette puis-sance 36,4x0,4=14 th -56,
soit plus de 14 chevaux.
Or, en donnant, comme on l’a vu dans la table précédente de M. Morin ,les dimensions ci-dessus pour la force de 12 chevaux seulement, on voitque le constructeur ne peut se trouver en défaut, puisque les dimensionscorrespondent à une puissance sensiblement plus considérable.
DEUXIÈME EXEMPLE.
La machine à balancier et à deux cylindres, construite par M. Farcot,pour le dépotoir de Bondy , a les dimensions suivantes :
d. Diamètre du petit cylindre=0 m 42 ;
d’où s. Surface de son piston=0 m -ï-1385 ;
c. Course de ce piston=0 m 75;
D. Diamètre du grand cylindre=0 m G0;
et par suite S. Surface de son piston=0 m <i- 2827;
C. Course de ce piston=l m 30.
La pression de la vapeur arrivant dans le petit cylindre, lorsque la ma-
(1) Ce rapport s'élève aux 5>/(00 et même aux 60/100 dans les machines plus puissantes et par-faitement entretenues.