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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
renflement n du bâtis. Il en résulte que quelle que soit la position plus oumoins élevée que l’on fait occuper à la plaque mobile D et par suite à lagrande équerre G, le pignon P' reste constamment en place et entraînedans sa rotation l’axe Q et avec lui le pignon R fixé à son extrémité. Cedernier engrène aussi avec un pignon semblable R' fixé, comme le montrela fig. 5, sur un bout d’axe r, lequel est relié à un autre semblable r'par ladouille cylindrique en fer g. Celle-ci, munie d’une bague à vis de pres-sion s, s’applique contre le renflement cylindrique s' venu de fonte avecl’équerre G. Elle a pour objet de permettre à l’axe r' de s’éloigner ou dese rapprocher du premier r, suivant la position que l’on veut donner auporte-outil. Il en résulte que le pignon S fixé sur le bout de l’axe r' resteconstamment engrené avec la roue S' qui est fixée sur l’arbre porte-fo-ret K ; par conséquent, on voit qu’avec une telle disposition cet arbre peuttoujours recevoir son mouvement de rotation et marcher à des vitessesdifférentes, quelle que soit la hauteur à laquelle il se trouve, par rapportau sol, et quelle que soit aussi sa distance au bâtis.
Son mouvement rectiligne descensionnel est obtenu par un mécanismefort simple et très-ingénieux que nous avons vu appliqué pour la premièrefois par M. Withworth de Manchester dans ses machines à percer. Cemécanisme consiste en deux espèces de roulettes ou galets à gorge T, àdenture héliçoïde sur toute leur circonférence pour engrener avec lesfilets arrondis formés sur l’arbre K dans la partie comprise entre son colletsupérieur k' et sa roue d’angle S'. Ces galets sont fixés sur des axes ougoujons t qui, supportés par les douilles u venues de fonte avec le porte-outil I, sont embrassés par les coussinets v ajustés dans le collier en deuxpièces U, qui forme une sorte de frein au moyen duquel on force les galetsà rester en place et à ne pas tourner malgré la rotation de l’arbre ver-tical R ; ils forment alors écrou à cet arbre, qui en tournant est obligé dedescendre. Lorsque au contraire on desserre le frein, à l’aide de lapoignée x et de la tige verticale y, taraudée en sens contraire dans lesdeux parties du collier U, les deux galets et leurs axes dev’ennent libres,et par suite, si on tourne à la main le petit volant V qui fait l’office demanivelle, les galets agissent comme deux pignons dentés, engrenant avecune vis sans fin , et forcent l’arbre vertical à remonter. Cette opérations’effectue évidemment quand la machine est arrêtée, e que l’on veutremonter le porte-foret pour le préparer à percer d’autres trous. L’ascen-sion de l’arbre se fait d’autant plus facilement qu’il est aidé par le contre-poids appliqué sur le levier à bascule M, avec lequel il se trouve relié parsa partie supérieure.
Ce système de machine à percer, dite radiale, est aujourd’hui appliquédans un grand nombre d’ateliers de construction et particulièrement dansles ateliers de chemins de fer.