PUBLICATION INDUSTRIELLE.
383
Production et restauration, ou reproduction de la baryte employée dans lafabrication du sucre par le nouveau procédé.
On peut employer tous les procédés connus pour produire ou régénérer l’hydratede baryte , cependant il est préférable de prendre pour base des opérations le sul-fate de baryte , parce que c’est une substance que l’on rencontre abondammentdans la nature et qu’on peut l’obtenir à un prix très-bas ; mais le carbonate ou lesulfite de baryte pourrait peut-être être employé avec autant d’avantage.
Quel que soit le procédé que l’on emploie, la première chose à faire sera de seprocurer de la baryte à l’état sus-indiqué; le saccharate de baryte sera alors formépar l’action de la baryte sur le jus de la canne ou les mélasses; le saccharate estdécomposé en faisant passer un courant d’acide carbonique dans le fluide où lesaccharate se trouve en suspension. Le carbonate de baryte peut être décomposé àune température élevée dans une cornue en terre ou dans un fourneau à réverbère,sous l’influence d’un courant de vapeur surchauffée, ou bien le carbonate peut êtremélangé avec environ 15 à 20 p. 100 de charbon, et chauffé soit avec, soit sansintroduction de vapeur, ou bien le carbonate peut être décomposé par l’acidenitrique, et le gaz acide carbonique qui se dégagera ainsi pourra être employé àdécomposer une nouvelle portion de saccharatede baryte. Ce qui suit est la manièred’opérer quand on emploie le sulfate de baryte.
Le sulfate de baryte en poudre, tel qu’on le rencontre dans le commerce, seramêlé intimement à 45 p. 100 de son poids, de charbon broyé, puis le mélange seracalciné à une haute température dans un fourneau à réverbère ; quand la sulfura-tion ou plutôt la désoxydation sera complète , on déchargera le fourneau , et onlaissera la charge se refroidir sans être exposée à l’air ; ensuite le mélange sera dis-sous dans l’eau dans laquelle il est très-soluble. Le résidu insoluble, s’il y en a unse composera de sulfate de baryte non décomposé; ce résidu pourra être ajouié àune nouvelle quantité de sulfate, et soumis à l’action du fourneau , comme précé-demment.
Si on emploie le sulfite de baryte pour produire le sulfure de baryum, il faudrale chauffer précisément de la même manière que le sulfate , dans un fourneau àréverbère: le résultat de cette opération sera le même, c’est-à-dire que l'on produiradu sulfure de baryum, mais dans le cas où l’on emploierait le sulfite, il faudraitmoins de charbon pour effectuer la réduction que quand on emploie le sulfate.
La dissolution de sulfure de barium, préparée comme nous venons de Je dire,peut être de suite employée dans le traitement du sucre, suivant le procédé décritdans une précédente partie de cette spécification. Pour produire de la baryte caus-tique avec le sulfure de barium, outre le procédé par lequel on convertit le sul-fure en nitrate, il y a deux autres méthodes que l’on peut employer. Parmi lesoxydes métalliques, les protoxydes hydratés de fer et de zinc produisent cettetransformation, mais l’oxyde de cuivre est préférable à tous deux, tant sous le rap-port de l’économie que de l’effet qu’il produit sur le composé de baryte. L’oxydede cuivre , ajouté en quantité équivalente au sulfure de barium , se transforme ensulfure de cuivre insoluble, en séparant le barium du soufre avec lequel il étaitprécédemment combiné , et en le laissant dans la dissolution à l’état de barytecaustique; cette dissolution pourra servir de suite à la précipitation du sucre, oubien on pourra séparer la baryte de sa dissolution par voie de cristallisation à l’étatd’hydrate de baryte. Le sulfure de cuivre qui se produit, lors de cette opération,
MI.
25